Tuesday, February 9, 2010

Le web social séduit 64% des entreprises précoces en technologies

octobre 21, 2009 par Julie Fortin  
Classé dans Sondages et statistiques

L’adoption des outils et des pratiques issus du Web 2.0 par l’entreprise… On en parle beaucoup, mais qu’en pensent les principaux intéressés? Un sondage Web mené auprès de 368 participants du webcom qui œuvrent au sein d’une organisation québécoise nous fournit un éclairage intéressant à cet égard. On y constate que le phénomène est apparu au Québec parmi les adopteurs précoces, les fameux « early adopters » du Gartner Group, en considérant que 33% des répondants, issus des entreprises les plus pro-actives en technologies, indiquent que leur entreprise a investi plus de 10 000 $ au cours de la dernière année dans son approche du web social. Quant à celles qui n’ont pas encore bougé, on doit tenir compte que 31% des répondants sont en mode observation des tendances après avoir reconnu leur intérêt pour l’approche.

Définition du Web social ou Web 2.0 donnée aux répondants : sites ou applications qui permettent le partage de contenu et l’interaction entre les personnes (médias et réseaux sociaux, incluant par exemple les blogues, wikis, Facebook, YouTube, Twitter, Flickr, LinkedIn).

Note : Bien que certains voient des différences entre « Web social » et « Web 2.0 », les deux termes sont utilisés ici comme étant interchangeables.

Faits saillants

  • La grande majorité des répondants (89%) se considèrent très bien (42 %) ou plutôt bien (47 %) informés à propos du Web social ou Web 2.0.
  • L’information disponible sur Internet à propos du Web 2.0 apparaît « adéquate » pour une majorité (57 %). Toutefois, plus du quart des répondants (27 %) jugent que l’information qui s’y trouve est trop générale pour être utile.
  • Pour la majorité des répondants (57 %), le Web social ou Web 2.0 révolutionne les façons de faire traditionnelles sans toutefois les remplacer.
  • Le Web social est très bien adapté tant aux communications externes qu’internes de l’organisation, selon une majorité de répondants (63 %).
  • Le consultant indépendant est préféré aux autres entreprises pour les services-conseils.
  • La plupart des organisations sondées sont, aux dires des répondants, dans une première phase d’adoption (il y a un grand intérêt envers le Web 2.0 : l’organisation a déjà adopté certains outils – 38 %) ou en mode « observation » des tendances : il y a un intérêt, mais pas d’actions concrètes (31 %).
  • En incluant les sommes directes (ex. : achat de technologies ou de services) et indirectes (ex. : masse salariale), près de la moitié des répondants (47 %) ont indiqué que leur entreprise avait investi 10 000 $ ou moins dans l’adoption ou l’utilisation du Web 2.0.
  • La communication bidirectionnelle entre l’organisation et son client/usager suscite peu d’inquiétude. Toutefois, la moitié des participants (50 %) estime que leur organisation est mal outillée pour faire face à cette réalité.
  • Le manque de ressources (30 %) et une culture organisationnelle peu propice au changement (26 %) sont les deux obstacles les plus souvent rencontrés par les organisations, de l’avis des répondants.

Nous traitons aujourd’hui du profil des répondants et de leurs perceptions à l’égard du Web 2.0. Nous aborderons demain les besoins de développement qu’ils ont identifiés et les priorités qu’ils entendent suivre dans leur démarche Web 2.0.

1. Profil des répondants

Pourquoi parler d’entrée de jeu du profil des répondants? Parce qu’il est important de savoir qui sont nos répondants pour comprendre la portée et les limites du sondage. Comme mentionné dans l’introduction, ce sondage a été réalisé auprès de personnes ayant déjà participé au webcom, à Montréal. Or, ces personnes sont certainement plus sensibilisées que la moyenne aux pratiques du Web 2.0. Aussi, on ne peut pas prétendre que le sondage soit représentatif des entreprises québécoises, mais plutôt des entreprises qui ont participé au webcom.

Les deux tableaux suivants présentent quelques caractéristiques des répondants, tant sur le plan sociodémographique que professionnel. On remarque notamment que :

  • 90 % ont entre 25 ans et 54 ans;
  • Il y a plus d’hommes (62 %) que de femmes (38 %);
  • La majorité (54 %) s’y connaît bien en informatique ou se débrouille dans le Web 2.0 (30 %);
  • Les répondants œuvrent davantage dans des micro-entreprises ou des PME (59 %) qu’au sein de grandes organisations (41 %);
  • L’industrie de l’information, des arts et spectacles (23 %) et les services professionnels, scientifiques ou techniques (21%) sont surreprésentés au webcom par rapport au milieu des affaires en général.

Tableau 1 : Profil sociodémographique

Caractéristiques

%

(n : 368)

Âge
18-24 ans

2

25-34 ans

30

35-44 ans

30

45-54 ans

30

55-64 ans

7

65 ans et plus

1

Sexe

Femme

38

Homme

62

Êtes-vous un « geek1 »?

Oui (et je l’assume)

27

Non, mais je m’y connais très bien en informatique

27

Non, mais je me débrouille en web 2.0

30

Non, pas du tout!

9

Je ne sais pas ce qu’est un « geek »

7

Tableau 2 : Profil des organisations

Caractéristiques

%

(n : 368)

Taille de l’entreprise
Moins de 20 employés

30

20 à 249 employés

29

250 employés et plus

41

Secteur d’activité

Primaire/fabrication/commerce

8

Industrie de l’information, arts et spectacles

23

Administration publique/santé/enseignement

19

Finances et assurances

9

Services professionnels, scientifiques et techniques

21

Services administratifs et de soutien aux entreprises

8

Autre

12

1 Définition de geek par Wikipedia

2. Perceptions à l’égard du Web 2.0

L’information

La grande majorité des répondants (89%) se considèrent très bien (42 %) ou plutôt bien (47 %) informés à propos du Web social ou du Web 2.0. Évidemment, ce résultat est teinté par le fait que la clientèle du webcom compte beaucoup d’initiés. Si on examine de plus près les « très bien informés », on remarque qu’ils sont proportionnellement moins nombreux dans les segments suivants :

  • Les gens qui connaissent peu l’informatique (n’est pas un geek, ne sait pas ce qu’est un geek) (10 %)
  • Les secteurs d’activité primaire, de la fabrication ou du commerce (14 %);
  • Les femmes (27 %);
  • Les 45 ans et plus (29 %);
  • Les répondants travaillant dans les grandes entreprises (35 %).

L’information disponible sur Internet à propos du Web 2.0 apparaît « adéquate » pour une majorité (57 %). Toutefois, plus du quart des répondants (27 %) jugent que l’information qui s’y trouve est trop générale pour être utile. En contrepartie, 8 % croient plutôt qu’elle est trop spécialisée par rapport à leur besoin (le 8 % restant n’était pas en mesure de se prononcer).

Le Web social par rapport à la communication et au marketing traditionnels

Pour la majorité des répondants (57 %), le Web social ou le Web 2.0 révolutionne les façons de faire traditionnelles sans toutefois les remplacer. Pour 28 % des personnes interrogées, le Web social ne constitue qu’un nouvel outil parmi d’autres. Et si 14 % croient que le Web 2.0 est appelé à remplacer carrément les outils traditionnels de communication et de marketing, une seule personne croit que le Web 2.0 n’a aucune influence sur les façons de faire traditionnelle.

Le Web social, adapté tant aux communications externes qu’internes

C’est en effet ce que pense une majorité de répondants (63 %). Toutefois, on le considère mieux adapté aux communications externes dans 24 % des cas et aux communications internes dans 6 % des cas. Seuls 2 % des personnes interrogées croient que le Web social n’est adapté à aucun des deux (le 5 % restant ne s’est pas prononcé).

Le consultant indépendant préféré en services-conseils

À la question : « Si vous deviez avoir recours à des services externes pour vous conseiller dans l’adoption ou l’utilisation du Web 2.0, à qui feriez-vous le plus confiance parmi les choix suivants? », le consultant indépendant arrive premier (30 %), suivi de très près par une agence de communication intégrée (29 %) et un intégrateur Web (24 %). Les grandes compagnies informatiques ne sont le premier choix que de 5 % des répondants. Notons ici que 12 % des personnes interrogées n’étaient pas en mesure de se prononcer à cette question.

Approche mixte interne-externe de loin la plus populaire

Dans une approche du Web 2.0, une minorité de répondants (3 %) croient préférable de déléguer l’exécution à des spécialistes externes. Pour 29 %, la meilleure option est plutôt de procéder de la façon la plus autonome possible. Enfin, une majorité (68 %) préfère opter pour une approche mixte, qui combine des ressources internes et externes.

5. Méthodologie

  • Ce sondage Web a été mené du 28 septembre au 9 octobre 2009.
  • La population cible est constituée des participants au webcom Montréal contenus dans la liste de distribution des Productions Eventia (qui organise la conférence bisannuelle webcom Montréal).
  • La base de sondage a été fournie par les Productions Eventia (liste d’adresses courriel). Elle comptait initialement 1751 adresses.
  • Les invitations par courriel pour répondre au sondage ont été gérées par SOM; la collecte a été réalisée sur les serveurs de SOM.
  • Au total, 368 personnes ont rempli le questionnaire en entier, ce qui équivaut à un taux de réponse de 21,5 % (une fois les adresses invalides et autres unités non jointes retirées).

La marge d’erreur maximale pour les résultats qui touchent l’ensemble des répondants est de 4,5 %, 19 fois sur 20.

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