Le RSS, parent pauvre du web ?
octobre 28, 2009 par Sacha Declomesnil
Classé dans En survol, Technologies
C’est ainsi qu’aurait pu s’intituler la conférence de Philippe Martin de la Fabrique de blogues lors du dernier webcom. En fait Philippe nous parlait de «lifestreaming», un terme barbare sans équivalent décent dans la langue de Molière.
Le «lifestreaming» est l’art de mettre de l’avant diverses sources d’informations personnelles telles que des nouvelles, des photos, des vidéos, des billets, des url et des fils RSS.
Pour y parvenir, il convient de maitriser cet outil encore méconnu, mal-aimé et peu maîtrisé qu’est le RSS. Sommairement, un fil RSS est un outil de syndication de contenus. Contrairement à la syndication appliquée par les médias pour diffuser un contenu identique à travers plusieurs sources, celle à laquelle on réfère avec un fil RSS est réglée par l’utilisateur pour accéder à des contenus différents sur un seul site.
Le RSS constitue pour les utilisateurs des réseaux sociaux le véritable moteur du web sans qu’ils le sachent pour autant. On ne s’en rend pas compte, mais notre page d’accueil facebook est en fait un agrégateur de fils RSS. Pareillement pour Twitter et pour tous les sites sociaux sur lesquels on s’abonne au fil de nouvelles de nos amis. Le fil (ou flux) RSS permet donc de centraliser et d’agréger sur une page personnelle unique toutes ces sources d’informations avec lesquelles nous souhaitions rester en contact.
Certains sites permettent de créer cette page personelle. Google reader, bloglines ou netvibes sont de bons exemples d’agrégateurs de fils RSS. Philippe utilise quand à lui Netvibes et on peut consulter sa page contenant plus de 600 liens ici.
L’un des grands avantages de ces lecteurs de fils RSS, c’est de garder le contrôle, contrairement aux abonnements par courriel. Qui n’a pas déjà essayé de se désabonner à une lettre d’information sans y parvenir? Avec les fils RSS, ce problème n’arrive jamais. Il est également facile de partager ses découvertes (et son expertise) grace à ces fils RSS.
Philippe a ensuite donné une introduction à Yahoo pipes, qui permet aussi, toujours en utilisant les fils RSS, de choisir, capter, et diffuser des sources d’informations.
La conférence de Philippe fourmillait aussi de trucs et astuces pour mieux utiliser cette technologie trés facile bien qu’austère. Étonnamment, en moyenne, seulement 7 à 8% des internautes utilisent le RSS. Ainsi il nous a expliqué comment il utilisait le service soup.io grâce auquel il agrège plusieurs fils RSS pour en créer un nouveau qu’il utilise dans son blogue par exemple.
Un autre secret bien gardé est le service twitterfeed, qui permet de créer un pont direct entre un site web et un status facebook ou twitter. Grace à Twitterfeed par exemple, il est possible de générer des status automatiques de notre compte facebook dès qu’un nouveau billet a été créé sur notre blogue, comprenant le titre du billet et son URL. Un outil trés simple à adopter que la plupart des blogueurs utilisent.
Il convient donc de ne pas se laisser rebuter par l’aspect austère des fils RSS car ces derniers sont les meilleurs amis de l’internaute désireux de multiplier ses présences sur le web. Sans les RSS, point de «lifestreaming».
Note de l’éditeur : Parmi les conférences webcom d’intérêt, nous en avons retenu une donnée par un des nos membres. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.




Bon article que j’aurais aimé lire avant d’avoir perdu beaucoup de temps à comprendre comment ça marche. Les fils RSS, dans leur état aujourd’hui, ne sont définitivement pas des outils grand public.
J’utilise aussi Yahoo Pipes qui m’avait été recommandé par @kindo. Très utile.
Merci pour cet article intéressant pour ceux qui, comme moi, cherchent à faire connaître leur blog.