On est plus avares de commentaires sur les blogues
De plus en plus, les blogueurs commencent à prendre conscience que les commentaires sur leurs sites sont à la baisse. Certains se sont inquiétés en pensant que la qualité de leurs articles avait baissé, et certains ont même commencé à produire plus de billets pour maintenir l’intérêt et l’auditoire. Aussi paradoxal que la chose puisse paraître, le blogueur n’est pas en cause, et ce phénomène n’est pas conjoncturel, mais structurel. Structurel dans le sens que les actes de conversations sont en train de migrer vers le Flux avec des outils comme Twitter.
Dans son dernier livre intitulé «Click», le statisticien Bill Tancer [1] de la firme Hitwise précise que:
- 90 % de ceux qui visitent un blogue ou un site participatif ne participent pas.
- 9 % contribuent de temps à autre par des commentaires.
- 0.9 % sont des contributeurs actifs.
Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que les contributeurs, déjà peu nombreux, migrent de plus en plus vers des outils qui permettent d’avoir des échanges dynamiques en temps réel. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Je vais tenter d’avancer une explication.
Un commentaire est avant tout un acte de conversation, et un acte de conversation est une entité à haute valeur dynamique ajoutée. Lorsque l’acte de conversation se traduit par un commentaire sur un blogue, il acquiert un statut «figé» dans un espace de conversation confiné sur ce même blogue.
Par contre, lorsque le commentaire est lancé sur Twitter et fait référence au billet d’un blogueur, ce commentaire devient un acte de conversation dynamique. Il est désincarné du blogue et peut prendre une tout autre vie et lancer une cascade de nouveaux commentaires qui peuvent s’éloigner du commentaire original, ce qui est le propre d’un acte de conversation
Le Flux est composé de toutes nos interactions. Il est mouvant, en constant changement et n’est jamais le même d’une microseconde à l’autre. Le Flux est engendré par des «interacteurs» (nous-mêmes, agents, messages et interactions) qui entretiennent le changement dans le Flux.
Ce qui donne du sens au Flux, ce ne sont plus les hyperliens, ce sont nos actes de conversation, nos intérêts du moment en quelque sorte. Le Flux crée des Maintenants. Le Maintenant c’est un moment précis de notre activité collective sur l’ensemble de tous les flux.
Le Flux est en quelque sorte une copie virtuelle de notre comportement grégaire fondé sur la communication. Lors de la conférence sur la Génération C qui se tenait à Québec en octobre 2009, la spécialiste Michelle Blanc a précisé que les jeunes valorisent la conversation et la collaboration.
En fait, j’irai plus loin que madame Blanc, et j’affirmerai que tous les êtres humains, sans exception, valorisent la conversation et la collaboration, car c’est dans notre nature grégaire. Les nouveaux outils mis à notre disposition nous permettent tout simplement de communiquer dynamiquement.
La migration de nos actes de conversation vers des formes plus dynamiques d’interaction n’est pas un phénomène conjoncturel, car fondamentalement, la conversation est à la base dynamique. Et les internautes apprécient en Twitter, Flickr, Friendfeed, Facebook et bien d’autres cette dynamique à plusieurs.
Ceci dit, le blogue est là pour rester, et ce qui change ce n’est pas tant la forme du blogue que la façon d’interagir avec celui-ci. Désolant pour les blogueurs à prime abord, mais drôlement stimulant en même temps pour ceux-ci !
[1] Tancer Bill, Click, Hyperion, New York, 2008.
Cahier gratuit de 36 pages sur les réseaux sociaux en affaires.








19:16
Quoi de mieux pour illustrer cet article que l’absence totale de commentaires ?
Bon là pour le coup j’ai un peu cassé la magie du truc
donc faite comme si vous ne m’aviez pas lu ^^
…[]…
09:43
Les commentaires aux billets, c’est un peu le salaire de celui qui a pris de son temps pour partager une réflexion. Ne soyons pas radins.
14:44
faisons mentir les statistiques…Voici un autre commentaire
Je pense que l’outil à inventer désormais est un « suiveur » de commentaires, afin de « ramener » les commentaires dans un blog… En effet, pour ma part, les commentaires ne sont pas seulement partis dans Twitter, mais aussi dans Facebook, Friendfeed… et j’aimerai bien que les uns et les autres puissent également participer au débat !
16:01
Moi non plus, je ne suis pas radin avec les commentaires. Bcp commentent de manière succinte en retweetant mais c’est pas aussi profond évidemment.
Le but de mon commentaire visait à rectifier une statistique que vous présentez:
* 0.90 % de ceux qui visitent un blogue ou un site participatif ne participent pas.
* 0.9 % contribuent de temps à autre par des commentaires.
* 0.0,9 % sont des contributeurs actifs.
VOus induisez le lecteur en erreur car vous devez mettre le signe de pourcentage OU la virgule mais pas les deux! Voici la vraie statistique que j’ai toujours lue:
* 90 % de ceux qui visitent un blogue ou un site participatif ne participent pas.
* 9 % contribuent de temps à autre par des commentaires.
* 0,9 % sont des contributeurs actifs.
C’était ma mince contribution…
20:06
je fait le même constat il y a peux , je n’ai plus de com sur mes billets ou que très rarement (déjà que j’en avais pas trop) depuis que FB a une taille planétaire et aussi Twitter se qui est vrais c’est que c’est des conversations dynamique pas comme un blog ou on laisse un com. qui sera lu de façon différer tous comme la réponse le serait, mais pas sur un site genre « Twitter » ou c’est du spontanée c’est en temps réel ou l’on peux interagir sur le billet du blog dont on aurait mis le lien sur Twitter par exemple.
voila tu aura je pense bien plus de 5 com sur ce sujet qui parle du manque de com !!!
Trés cordialement,
MICHEL