Les commerces en ligne devancent la reprise
novembre 13, 2009 par Vallier Lapierre
Classé dans En survol
Contrairement à ce qui a suivi l’éclatement de la bulle Internet, où le commerce électronique s’est fait couper les ailes avec l’assèchement des fonds pour prendre son envol, les joueurs dans le domaine sont loin de retraîter dans le moment. À l’instar de l’ensemble des entreprises américaines anxieuses de goûter aux vertus anticycliques du web social, les détaillants en ligne se positionnent cette fois-ci pour faire partie des gagnants quand l’économie se remettra à ronronner plus sûrement.
eMarketer rapporte aujourd’hui que sept détaillants en ligne sur dix prévoient opérer des refontes de leurs sites sur plusieurs plans tout en leur incorporant des composantes du web social. Ces résultats ressortent d’un sondage effectué par la société Vovici pour le compte d’Internet Retailer auprès de 113 marchands présents uniquement en ligne, 30 chaînes de détail, 26 exploitants de catalogues et 23 fabricants de marques grand public.

Comme le démontre ce tableau d’eMarketer, les détaillants en ligne ont le souci de mettre à niveau leurs systèmes, souvent vieux de 5 ans, avec les développements technologiques les plus dynamiques dans le moment comme les systèmes de gestion de contenus, les applications encourageant la production de critiques et l’attribution de cotes par les clients, la segmentation de la clientèle. etc. Ce mouvement s’accompagne par ailleurs de la découverte du web social comme nous le fait voir le tableau suivant.

Les détaillants en ligne comptent sur les transferts constants d’achats traditionnels vers les fournisseurs sur Internet pour s’extirper mieux de la récession en cours que les commerçants avec pignon sur rue. Leurs investissements actuels, explique Kasey Lobaugh, analyste de l’ndustrie du détail pour Deloitte Consulting, visent à leur permettre de performer à leur maximum lorsque la reprise sera effective.
En entrevue dans un article connexe d’eMarketer, Scott Wingo, président et chef de la direction de ChannelAdvisor, indique que des efforts sont actuellement commis du côté de l’achat de mots clés, de l’inscription dans les systèmes de comparaison et, nouveau phénomène, de l’établissement d’une présence sur eBay. Même si plusieurs marchands intègrent aussi des outils de production de critiques, il met un bémol à leur adoption du web social en notant que cette orientation n’en est qu’à ses débuts et que nous ne verrons que l’année prochaine le débarquement en masse des marchands en ligne sur les réseaux sociaux.




D’où la nécessité pour les pouvoirs publics d’encouragerla baisse des prix des musiques et des films sur internet.