En 123 secondes de la vie du Web…
novembre 18, 2009 par François Huot
Classé dans En survol, Sondages et statistiques
… 1288 nouveaux textes de blogues apparaissent, Twitter s’enrichit de 68 nouveaux utilisateurs, 192 nouvelles vidéos chargées sur Facebook et 4296 images sur Flickr, 2 865 741 requêtes de recherche sur Google… le Web des internautes grandit à vue d’œil.
« Erreur, mon cher Watson, dirait Sherlock Holmes, le Web grandit à un rythme tel que l’œil d’un humain ne peut suivre sa vitesse de croissance si celle-ci est mise à jour chaque seconde ».
Il aurait bien raison ce vieux Sherlock, car si l’on va fureter sur le blog de Gary Hayes*, on tombe sur un compteur qui n’a d’égal semble-t-il que celui du coût des guerres menées par les États-Unis depuis 2001! Le compteur de Gary Hayes propose la mise à jour permanente de « 21 indices » du Web social, à condition que l’on accepte de considérer – à tort selon moi – les recherches sur Google comme étant une partie intégrante du Web social.
En laissant courir le compteur pendant 123 secondes (difficile de l’arrêter à deux minutes pile), j’ai obtenu les résultats cités plus hauts comme on peut le voir dans la copie d’écran suivante :

La statistique sur Google est cependant intéressante d’un point de vue technique : le système d’exploitation Linux sur lequel repose Google est capable de supporter des charges colossales de travail! Linux, rappelons-le est un système libre, gratuit et issu d’une immense communauté ouverte forte de milliers de personnes…
La grande valeur du compteur de Gary Hayes est d’illustrer concrètement la vigueur du Web créé et animé par les internautes dont on sait aujourd’hui que ce « Web informel » dépasse en quantité d’informations le « web formel ». Formel, informel, la frontière à vrai dire n’est pas étanche; aussi la question que l’on peut se poser est celle de l’impact et de la signification du dépôt permanent de ces millions d’éléments que les internautes n’ont de cesse de créer.
On a peut-être ici au Québec la signification de ce déferlement : n’oublions pas que l’un des extraordinaires slogans publicitaires du Québec a été le « On est 6 millions, faut se parler ». Et si le Web n’était pas une affaire de « sites Internet », mais un immense parloir?
* En plus d’être consultant, Gary Hayes est le directeur du LAMP (Lab for Advanced Media Production) de Sydney en Australie. Il est aussi le responsable des communications (CCO – Chief communications officer) d’une entreprise de jeux et de mondes virtuels.


