Un investisseur sur deux imperméable à la publicité en ligne et vice-versa
Les annonceurs sur Internet ont une bonne idée du retour sur investissement de leurs achats de mots clés sur les moteurs de recherche. En ce qui a trait à la publicité conventionnelle, avec le placement de bandeaux et de bannnières, ils nagent encore dans le brouillard. Si l’effet répulsif joue quasiment autant que l’impact séduction, est-ce qu’on doit conclure que la vieille boutade voulant « que la moitié de la publicité seulement soit efficace, mais qu’on ne sache pas laquelle », demeure vraie en ligne ?
Phoenix Marketing International a dévoilé aujourd’hui une étude trimestrielle portant sur les investisseurs de 21 ans et plus, aux revenus supérieurs à 50 000 $US annuellement, qui font en moyenne 4 à 9 transactions par mois (investisseur actif) ou 10 transactions et plus par mois («trader» actif). On voulait savoir comment cette clientèle ciblée réagit aux publicités qui l’ont dans leur mire.
L’étude suggère que 48 % des investisseurs ignorent systématiquement la publicité en ligne, et que 41 % veulent en savoir plus à propos de l’entreprise qui s’affiche. Une conclusion de l’étude suggère également que les entreprises devraient être très prudentes en associant leur nom à des sites Internet peu crédibles, car 41 % des investisseurs ne prêtent pas du tout attention aux publicités affichées qu’ils considèrent intrusives et agaçantes.
Selon un article de Michael Greenburg, paru dans Forex Magnates, ces chiffres n’ont rien pour alarmer les annonceurs qui devraient s’intéresser plutôt aux 52 % d’utilisateurs qui admettent être touchés. Il cite bien entendu les publicités en ligne à propos du marché d’échanges de devises étrangères Forex.
Vous avez sûrement déjà remarqué ces publicités. Si vous n’êtes pas impliqué dans ce type de transaction ou bien intéressé par les marchés financiers, il est certain que vous ne leur prétez pas attention. Par contre, plusieurs « traders » novices et bien des gens gravitant autour du monde de la finance et de l’investissement n’ignoreront pas ce genre de publicité.
En fait, je pense aussi qu’il faut toujours décanter l’information en fonction des chiffres présentés eux-mêmes, du contexte et de la clientèle ciblée. Si 48 % des utilisateurs se disent non concernés par les publicités en ligne dans ce groupe particulier, il en reste tout de même effetivement 52 % qui sont concernés à un degré ou l’autre !
La façon de présenter le titre de la part Phoenix Marketing International sous la forme « Online investors report optimism for their financial future and reliance on the Internet for trading research, yet most are not impressed by online advertising », n’est peut-être pas tout à fait appropriée et aurait eu le mérite d’être plus nuancée.
En fait, il s’agit tout au plus d’une autre variation du verre à moitié vide ou à moitié plein. Et vous, comment réagissez-vous aux pubs en ligne ?
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23:57
Une performance de 52%, je trouve que c’est un très bon rendement. Si on compare aux médias traditionnels je connais beaucoup de publicitaire qui rêveraient d’un tel rendement. Par comparaison et je me doute que ça en fait une comparaison qui est très boiteuse, quand on cherche à capter l’attention des gens avec un mailing, on est comptant d’atteindre un retour de 3% ce qui signifit qu’on a réussit à intéressé peut être 20% des gens, 30% max.
Cependant est-ce que ça s’adresse à tous les types de produits ou services ? et dans tous les types d’actions de mise en marché ?
12:18
Sans être investisseur, je suis moi-même soumis à une multitude de publicités en ligne.
* Celles qui sont intrusives, qui flashent, qui zigonnent, qui bloquent ou ralentissent ma navigation m’horripilent, tout simplement. Si je ne me retenais pas, j’aurais tendance à développer un sentiment de haine indéfectible immédiat envers les marques et les produits qu’elles me présentent sans respecter ma liberté sensorielle et ma sensibilité intellectuelle.
* Celles qui véhiculent une image de marque simple, comme un logo, avec ou sans accroche contextuelle, m’intéressent au sens où je me demande ce qu’elles font là, sans plus. Ainsi, je regarde toujours les logos des commanditaires d’une conférence, mais il est très rare que je clique pour en savoir plus, sauf si je me sens professionnellement concerné. Ces affichages non intrusifs renforcent, je pense, la sensation d’appartenance d’une marque à un univers donné. Elles ont peu ou prou le même impact qu’un affichage le long d’une autoroute, sauf que le contexte rédactionnel est quand même plus parlant que le contexte autoroutier.
* Finalement, les pubs en ligne qui m’intéressent le plus ne sont pas des pubs à proprement parler, mais des contenus bien rédigés ou bien produits qui me font pénétrer, de façon intelligente et empathique, dans l’univers d’une marque, d’une entreprise ou d’un produit. Il ne s’agit plus de « prendre la tête », mais d’informer en douceur, de créer non pas un besoin, mais un intérêt en passant par le cerveau plutôt que par les glandes salivaires.
C’est probablement parce que je réagis comme ça moi-même que j’ai orienté ma carrière dans la production de contenus d’information « sérieux » mais, j’espère, intéressants pour les publics cibles concernés.
12:41
Bonjour Christian,
tu dis «Il ne s’agit plus de « prendre la tête », mais d’informer en douceur, de créer non pas un besoin, mais un intérêt en passant par le cerveau plutôt que par les glandes salivaires.»
Il s’agit donc ici d’une forme de marketing qui cherche à engager le consommateur dans un processus de réflexion et non pas seulement de lui balancer par la tête qu’on existe. Par contre, cette forme de marketing, qu’on le veuille ou non, n’est pas celle qui permettra d’obtenir un rapide retour sur investissement. Selon toi, est-ce que les PME, qui ont souvent peu de budget, peuvent se permettre d’utiliser ce type de marketing, alors que l’on sait fort bien que créer une relation d’engagement avec le consommateur requiert du temps ?
16:04
Avez-vous idée de combien de messages publicitaires rejoint chaque personne de façon quotidienne ? Et vous réagissez à combien des tous ces messages ?
à la TV , à la radio, sur internet, sur la rue, en métro…. on est toujours en contact avec des messages publicitaires. La différence avec internet, c’est qu’on controle un peu plus l’environnement. C’est pourquoi aussi qu’on peut se sentir plus «agressé».
Pour répondre à ton interrogation, Pierre, Je te dirais plutot, qu’elle sont les entreprise qui peuvent se passer de créer des relations solides avec ses clients. À moins d’être un comptoir de crème glacé, les PMEs se doivent de créer une relationn d’engagement avec leurs clients. ET internet leur permet de le faire avec des moyens réduits. On sous estime toujours le positionnement par rapport à la promotion