Nouveaux rôles en entreprise à l'ère numérique

30 novembre 2009 16:40 3 commentaires

Directeur(trice) des réseaux, directeur(trice) de l’innovation: verrons-nous bientôt apparaître ces postes sur les pages des services de recrutement ?

Voici un aperçu de ce que pourraient être ces nouveaux métiers orientés vers la valorisation du capital intellectuel de l’entreprise et des réseaux d’employés, d’utilisateurs et de clients.

Directeurs des réseaux

Une grande entreprise qui entretient une communauté d’utilisateurs ou de clients et plusieurs communautés regroupant des employés autour de processus ou de projets spécifiques aura-t-elle besoin d’un directeur ou d’une directrice des réseaux ?

Le billet Réseaux sociaux d’entreprises – Comment en tirer profit ? résume une étude publiée par blueKiwi sur les réseaux sociaux d’entreprise, Bloor Report: An Executive Guide to Enterprise Social Networking .

On y trouve, entre autres, une très intéressante description de cette nouvelle fonction. Le titulaire du poste relève de la direction générale. Il est chargé d’identifier et de coordonner les animateurs ou gestionnaires de réseaux sociaux de l’entreprise.

Voici le mandat du directeur de réseaux:

Le CNO (Chief Networking Officer), véritable ambassadeur du réseau, est situé au carrefour de l’entreprise, doit coordonner ses programmes avec chaque grande direction opérationnelle et fonctionnelle et agir en partenariat étroit avec trois départements en particulier /…/

Ces trois départements sont les ressources humaines, l’informatique et le marketing/communications.

Directeur de l’innovation

Un tel poste mérite attention dans un contexte de changements disruptifs fréquents dont les effets sont ressentis dans toutes les sphères d’activité des organisations. La capacité de ces dernières à s’adapter et à se réinventer est leur meilleur atout. C’est un actif intangible (propriété intellectuelle, potentiel de recherche et développement, portfolio de projets, etc.) qui constitue la plus grande part de la valeur des entreprises qui composent l’indice boursier S&P 500.

On retrouve, sur Blogging Innovation, une bonne description du mandat du directeur de l’innovation : soutenir et encourager l’innovation dans l’entreprise en constituant et en dirigeant un centre d’incubation chargé d’identifier et de développer des innovations à l’extérieur du cadre traditionnel de l’entreprise.

Le titulaire du poste relève de la haute direction et a pour objectif :

  • Idea Management: Recueillir les bonnes idées provenant de l’intérieur et de l’extérieur de l’entreprise (grâce aux réseaux sociaux).
  • People Management: Identifier les talents et faire développer le potentiel (formation).
  • Innovation Champion: Promouvoir l’audace et le dépassement et souligner les bons coups.

3 commentaires

  • Reste-t-il une chance, à l’heure où le monde du web se professionnalise, pour que les blogueurs dans mon genre parviennent à résister ?

  • Bonjour Greg,
    Parlez-vous du travail des blogueurs à titres d’animateurs de communauté ? Si c’est cela, je ne crois pas que leur métier soit à risque, bien au contraire.

    Les titulaires des postes mentionnés dans mon billet ne gèrent pas de communautés. Leur rôle tient essentiellement de l’élaboration des stratégies et de la coordination des opérations de leur service avec celles des autres unités d’affaires.

    N’oublions pas que malgré que de telles fonctions puissent exister, il s’agit de prospective et que l’objet de mon billet est d’apporter un élément de réflexion au volet ressources humaines et recrutement de l’entreprise 2.0.

    Mais votre intervention demeure pertinente. Je remarque d’ailleurs que les termes gestionnaires (et son équivalent anglais, manager, même dans un contexte francophone) sont plus souvent utilisés qu’animateur.

    Assisterons-nous à la professionnalisation des rôles d’animateurs de communauté ?

  • Merci de votre réaction, personnellement je pense que ce serait une erreur que de voir l’argent tuer cet espace de liberté et de foisonnement d’idées qu’est le web à la base. Des rapports uniquement vendeurs/clients appauvrirait considérablement l’intérêt du public. N’oublions pas que surfer doit rester un plaisir et non une contrainte. Sans quoi les gens iront ailleurs, tout simplement.

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