Savoir-faire web : l’avant-garde des entreprises québécoises s’intéresse au web social
avril 20, 2010 par Vallier Lapierre
Classé dans Savoir-faire web
Dans ce deuxième volet consacré à la récapitulation de nos meilleurs textes publiés en 2009, nous revenons sur le sondage exclusif que nous avons mené en collaboration avec Webcom-Montréal et la maison de sondages SOM auprès des entreprises locales les plus innovantes. Coïncidant avec notre lancement, cette initiative visait à vérifier si les gens ayant assisté à l’une des six premières éditions de la conférence Webcom avaient enclenché depuis une démarche sur le web social. Notre intuition à l’effet que c’était le cas a été confirmée amplement.
Après avoir vu le web social décoller vraiment en 2008 et 2009 aux États-Unis pour percer le mur des entreprises traditionnelles, nous étions convaincus que les entreprises québécoises du peloton de tête en matière de savoir-faire web devaient maintenant être sensibles au phénomène. Notre raisonnement reposait sur le fait que les participants à Webcom, nettement plus curieux que la moyenne, oeuvrent au sein des entreprises québécoises classées parmi les adopteurs précoces de technologies (selon l’expression «early adopters», employée par la société de recherche Gartner).
Dans sa première analyse du sondage, Julie Fortin, directrice des communications à SOM, a démontré que les deux tiers des participants à Webcom avaient mis en branle une démarche intégrant le web social à leur stratégie web, conformément à nos attentes, nettement moins élevées cependant :
Le web social séduit 64% des entreprises précoces en technologies.
C’est pourquoi la deuxième analyse, abordant les résultats plus en détail, revêt autant d’importance en relativisant ce pourcentage très élevé que peu d’observateurs avaient envisagé sans doute. On y apprend en effet que la plupart des entreprises n’en sont qu’à leurs débuts, consacrent à leur démarche des budgets modestes et réclament toujours des cas et des histoires à succès pour les guider :
Pendant ce temps aux États-Unis
Notre observation de la scène américaine nous a permis de constater par la suite que la progression du web social, à peine entamée au Québec par les entreprises les plus innovantes, avait continué de pénétrer le tissu économique dans son ensemble aux États-Unis.
Peu spectaculaire quoique constante parmi les plus grandes entreprises américaines (les fameuses Fortune 500 lentes à se mouvoir et souvent craintives face à la perspective d’avoir à soutenir un débat ouvert avec leurs clients), la progression du web social avait fait des bons de géant cependant parmi les entreprises à plus forte croissance, celles inscrites au classement Inc 500. Elles sont passées de 27% en 2007 à 40% en 2008 et 80% l’an dernier à utiliser les réseaux sociaux dans leur stratégie de marketing en ligne. Près de la moitié, soit 45%, ont mis en place un blogue en 2009 après avoir été 39% en 2008 et 19% en 2007 à faire la même chose.
Il s’agit à nos yeux de la meilleure démonstrati0n à ce jour de l’effet que peut produire le savoir-faire web parmi des entreprises aussi peu ésotériques que des fabricants de «produits pour bébés, animaux domestiques et de casse-croûte salés» (selon les mots employés par le magazine Inc pour décrire les activités variées des entreprises inscrites à son classement).
Voici le compte-rendu que j’en ai fait :
Le web social s’envole parmi les Inc 500.
Dans un autre sondage de business.com auquel ont participé près de 3 000 entreprises aux États-Unis et au Canada à la fin de l’été 2009, nous apprenions par ailleurs que les bénéfices du web social étaient beaucoup plus appréciés par les entreprises qui transigent avec d’autres entreprises (B2B) que celles actives dans la vente au grand public. Elles l’emportent 11 fois sur 14 par rapport à autant d’indicateurs d’implication sur le web social.
Je me suis penché sur ces résultats démontrant qu’il n’est nul besoin de s’adresser à la foule pour tirer profit du web social :


