Savoir-faire web en mode interne, encore un effort
avril 27, 2010 par Vallier Lapierre
Classé dans Savoir-faire web
Ce tour d’horizon de nos meilleurs textes publiés en 2009 à propos des changements apportés récemment au savoir-faire web, aurait été incomplet s’il s’était limité au seul impact sur les communications externes. Même si elle tarde davantage à s’imposer que le web social, l’approche entreprise 2.0, où l’on emploie à l’interne les mêmes outils ou des systèmes semblables plus facilement adaptables à un contexte d’affaires, connait actuellement, sous le radar, une ébullition prometteuse. Comme les résistances rencontrées sont toujours très fortes, cela nous a fait insister davantage sur les obstacles que les bénéfices jusqu’à maintenant.
Les entreprises peu intéressées à faire partie des pionniers ont eu raison d’attendre que l’approche entreprise 2.0 ait mûri suffisamment pour se mouiller. Après avoir souligné que plusieurs cas de réussites ont été documentés, Bertrand Duperrin explique que leur expérience démontre que les nombreuses peurs entourant la démarche ne sont plus fondées.
On craignait notamment que les échanges favorisés par la facilité de participer ne tournent à la foire d’empoigne comme cela se produit fréquemment sur le web social grand public. À l’usage, on a dû admettre que les employés, conscients des conséquences auxquelles les exposeraient de trop grands écarts de comportement, sont portés à observer dans le contexte de leur travail le décorum utile à la poursuite de communications harmonieuses.
Entreprise 2.0 et gestionnaires : les craintes n’ont plus leur raison d’être
Après avoir prévu vainement l’envol de l’approche entreprise 2.0 au sein des entreprises québécoises, Claude Malaison a réalisé pour sa part que le principal obstacle provenait des directions informatiques elles-mêmes, occupées la majorité du temps à mettre à jour et entretenir les systèmes en place et très peu à les compléter par l’ajout de nouveaux outils. D’autant plus que dans le cadre d’une approche « entreprise 2.0 » ces outils leur font jouer un rôle beaucoup plus effacé au profit des utilisateurs.
Malgré ce constat décourageant, Claude voyait poindre un réel intérêt depuis peu en faveur de l’approche. Deux facteurs se conjuguent pour justifier le virage. À la veille du départ massif à la retraite des « babyboomers », il devient stratégique de mieux conserver leur savoir-faire accumulé. D’autre part, les nouveaux employés, déjà familiers avec les nouveaux modes de collaboration propres au web social, ne demandent pas mieux que de participer à la mise en place du processus.
Les directions informatiques freinent l’approche entreprise 2.0 au Québec
En me penchant, à mon habitude, sur ce qui se passe aux États-Unis, j’ai utilisé la publication d’un livre blanc de Socialtext, un des principaux nouveaux fournisseurs de systèmes «entreprise 2.0», pour aborder les causes d’échec et a contrario les facteurs de succès.
Le livre blanc de Socialtext constate d’abord que trop d’entreprises ont amorcé une démarche entreprise 2.0 uniquement pour rejoindre la parade. Afin de donner un maximum de chances de réussite à l’approche, on recommande de débuter là où le besoin se fait le plus sentir, là ou l’organisation éprouve des faiblesses manifestes.
L’intervention peut toucher aux processus formels, tous ceux indispensables à l’accomplissement d’une tâche, ou informels, tous ceux qui surviennent spontanément pour gérer les imprévus. Ces deux formes de processus peuvent appartenir à un département isolé, mettre en cause plusieurs départements ou même régler les relations avec les partenaires et clients.
Pour chacune de ces six zones attaquées en priorité selon les cas, le livre blanc fournit des exemples d’entreprises où l’approche a porté fruit.
Toute approche entreprise 2.0 doit répondre à un objectif d’affaires clair


