1- webcom-Montréal : quand la masse vient au web social
mai 31, 2010 par Vallier Lapierre
Classé dans Une
L'attrait croissant du web social auprès des entreprises a été confirmé la semaine dernière avec la tenue de la 8ème édition de la conférence webcom-Montréal qui a attiré près de 1 000 participants. La présence des femmes en grand nombre était le meilleur indice à l'effet que la conférence déborde largement des rangs des initiés désormais. L'intérêt des entreprises suit d'ailleurs la croissance du nombre de Québécois adeptes du web social qui regroupent maintenant près des deux tiers de ceux qui sont actifs sur Internet selon les résultats de la dernière enquête NETendances.
L'enquête du CEFRIO, menée depuis dix ans avec la collaboration de Léger Marketing, indique que 2.9 millions de Québécois font partie d'un réseau social et que 1,4 millions y participent quotidiennement. On peut en conclure que plus de la moitié des internautes québécois ont rejoint maintenant le web social en tenant compte que 5,2 millions de Québécois ont accès à Internet. Cette proportion grimpe à 64,4 % si on rapporte le nombre des adeptes du web social à celui des 4,5 millions d'internautes québécois qui utilisent régulièrement Internet.
Parmi tous les chiffres dévoilés, on note que 2,3 millions de Québécois consultent des blogues et que 1,1 millions d'entre eux y laissent des commentaires. Ce dernier chiffre étonne en sachant que les lecteurs passifs sont normalement dix fois plus nombreux que les lecteurs qui s'impliquent.
Tout en étant le réseau social qui fait le plus parler de lui dans les médias, Twitter a encore quelques croûtes à manger avant de devenir grand public. Ses 615 000 adeptes ne représentent que 9,2% de la population totale au Québec. Leur nombre a tout de même progressé de près de 30% par rapport à l'an dernier.
Autre constat important, la tranche d'âge des 35-54 ans a rattrapé celle des plus jeunes parmi les adeptes du web social. Ce rattrapage a toutefois profité d'une désaffection des jeunes de 18 à 24 ans pour le réseau Facebook qu'ils fréquentent maintenant à 56% par rapport à 65% en 2009. En y réfléchissant un peu, la chose est peu étonnante si on considère que les jeunes adultes ont également peu tendance à se tenir dans les mêmes cafés et bars que leurs parents.
Mission accomplie
Intitulé « Explosion des médias sociaux au Québec: êtes-vous prêts? », le dévoilement de ces statistiques en début de conférence invitait à se concentrer encore plus sur les suivantes où l'on pouvait explorer à sa guise cinq pistes à propos de l'approche entreprise 2.0, du marketing 2.0, des relations publiques 2.0, des solutions 2.0 et de Twitter apprêté à la politique, aux affaires, au féminin, etc.
Il y en avait suffisamment pour les plus gros appétits. Sans compter les à-côtés comme le webcamp réunissant en pararallèle les « aficionados » des entrailles du web (où les femmes se faisaient plus rares), heureux d'échanger à propos des tendances les plus récentes, et le webcomlive qui diffusait des entrevues (archivées maintenant sur YouTube) avec la plupart des conférenciers. L'intérêt des participants pour toutes ces activités a crevé la toile sur Twitter où le mot-clé #webcomMT a été le plus employé au Canada presque toute la journée.
Mission accomplie pour les deux responsables principaux du webcom, Michel Chioini et Claude Malaison, qui devaient rivaliser d'éclat avec la premiére édition annuelle du RDV web d'Infopresse qui avait remporté un grand succès en avril.
J’aurais pu suivre plusieurs parcours. J’ai choisi celui de l’approche entreprise 2.0 (dont je traîte dans ce deuxième texte) en bifurquant pour le marketing 2.0 le temps d’une conférence. Histoire de voir où en était Matyas Gabor, directeur Marketing et services conseil chez w.illi.am, un habitué des conférences webcom.
Point de non-retour franchi
Pour M. Gabor, il y a peu de chances que le mouvement fasse marche arrière. La progression des réseaux sociaux au sein des Fortune Global 100, qui étaient restées prudentes face aux blogues, lui fait conclure que le train ne pourra plus être arrêté.
Leur adhésion est acquise plus facilement maintenant que les réseaux sociaux sont fréquentés majoritairement par les femmes (en conformité avec leur représentation plus forte dans la population globale), un signe probant à l'effet que le web social rejoint toutes les strates de la population.
Ceci étant dit, il est conseillé d'analyser et de planifier avant de se jeter à l'eau. Dans la première phase, on devra identifier ses besoins, étudier les façons de faire de la concurrence et s'enquérir des meilleures pratiques. Après avoir déterminé à qui on s'adresse à l'étape de la planification, la meilleure tactique au stade de l'entrée en action sera d'identifier les influenceurs dans votre domaine.
Toutes les stratégies réussies de marketing sur les réseaux sociaux impliquent la présence d'influenceurs qui se font un plaisir de relayer l'information diffusée par les détenteurs de marques. On devra donc les identifier partout où ils sont (Facebook, Twitter, les blogues, YouTube, etc.) en vue d'attirer leur attention et de les sensibiliser à notre présence. La chose rapporte selon M. Gabor qui cite un article récent de eMarketer où l'on apprend que 60% des fans d'une page Facebook d'entreprise ou de produit sont prédisposés à recommander la ou les marques concernées à leurs connaissances.
Que retenir d'une telle journée? Que le web social mérite à coup sûr d'être pris au sérieux désormais par l'ensemble des organisations. Nous avons atteint un seuil de pénétration suffisant des réseaux sociaux parmi la population pour que leur adoption soit devenue pertinente pour la vaste majorité des entreprises.





Commentaires
Un commentaire pour “1- webcom-Montréal : quand la masse vient au web social”Rétroliens
Voir ce que les autres pensent de cet article...[...] 1- webcom-Montréal : quand la masse vient au web social [...]