7 points importants en commerce électronique
En 2010, une présence sur Internet, ce n'est plus juste un site internet catalogue. L'ère est au web 2.0, au contenu généré par l'utilisateur ainsi qu'aux réseaux sociaux : Facebook, Linkedin, Twitter, Google Buzz, etc. Mais une présence sur Internet, ça peut aussi inclure le fait de vendre en ligne : une tâche beaucoup moins rigolote qu'une simple conversation.
Selon l'Indice du commerce électronique au Québec 23% des adultes québécois ont dépensé 387 millions de dollars sur Internet en mai dernier. La valeur du panier d'achat par cyberacheteur se chiffrait à 294 $. On observe une constante progression depuis trois mois.
Le budget moyen pour la création d'une boutique en ligne professionnelle se chiffre autour de 15 000 $. Mais, il faut considérer beaucoup plus que le prix initial de création dans une équation d'investissement. Ce que vous voulez, c'est un site qui vend ! Dans un site de commerce électronique, l'ergonomie et la psychologie de l'acheteur ont un rôle essentiel. Si les connaissances pour faire un site web peuvent être acquises par la plupart des agences web, il vous faudra des ressources spécialisées pour un vrai site de commerce.
Si chaque site web peut complètement réinventer le concept, pour un site marchand, vous devez coller le plus possible au carcan auquel s'attend l'acheteur. Vous ne pourrez pas réinventer le mode de fonctionnement, les normes et pratiques, au risque de perdre vos acheteurs (panier d'achat, compte client, fiche produit, photos, bouton d'ajout au panier…).
On n'a pas besoin de réinventer la roue de toute façon. Il existe des systèmes en code source libre depuis plus de 10 ans pour faire fonctionner une boutique en ligne. Magento et Prestashop sont celles qui ont le plus le vent dans les voiles dans le moment. Ces deux solutions ont de larges bases d'utilisateurs et un support de qualité. Elles demanderont tout de même des connaissances expertes pour obtenir un résultat conforme à 100% à votre image.
Depuis quelques années, les applications hébergées offrent également une solution intéressante pour bien débuter : Shopify, un produit canadien, ou 42 stores, pour ne citer que ceux-là.
2 fois + plus cher une fois parti
Par contre, la vente en ligne nécessite des frais mensuels supplémentaires. On peut facilement multilier par 2 par rapport à un site web non transactionnel.
Voici quelques frais auxquels vous pourriez avoir à faire face :
1. traitement des cartes de crédit : minimum 30$/mois
2. outil de lettre d'informations par courriel : minimum 30$/mois
3. certificat SSL : 200$ par an
4. certification bancaire PCI : 100$ par an
Un article paru récemment sur le blogue de Stéphane Guérin déclare que pour 1$ investi dans la création d'un site internet, il faut investir 2$ pour le faire vivre. Si cela est vrai pour un site « vitrine », c'est encore plus vrai pour de la vente en ligne, on pourrait même estimer le ratio plus proche de 3 ou 4.
Pour rassurer votre acheteur potentiel, il vous faudra lui prouver que votre site vit et qu'il est entretenu. C'est là qu'interviennent les coûts de mise à jour, de suivi des bonnes pratiques, d'optimisation du référencement…
7 politiques incontournables
Mais avant de vouloir vendre sur internet, vous devriez vous demander : «Allez-vous vendre sur internet ?» Voici sept considérations importantes avant de vous lancer :
1. Quel prix allez-vous vendre votre produit ? Attention à ne pas entrer en concurrence avec votre propre réseau de distribution.
2. Comment gérez-vous le paiement en ligne ? Desjardins facture au minimum 50$ par mois pour le paiement par carte de crédit via leur technologie, Paypal est gratuit, mais n'espérez pas avoir du support technique ou des réponses à des problèmes précis…
3. Comment gérer le stock par rapport aux ventes hors web ? Votre outil de gestion offre-t-il une option multi-canal ?
4. Facturez-vous les frais d'expédition ? Pouvez-vous vendre en dehors du Québec ? Si vous faites affaires avec Postes Canada, attention aux envois en région éloignée : certaines boutiques du Québec précisent que J0M et G0C ont un tarif plus élevé.
5. Connaissez-vous le principe de la taxation en dehors du Québec ? La TPS ? TVH ? Export ?
6. Comment allez-vous expédier vos produits ? Emballage, boite, logistique…
7. Comment gérer les impayés, les retours, les livraisons brisées et les litiges… ?
Comme vous pouvez le voir, vendre sur Internet, ce n'est pas simplement du web, c'est aussi réfléchir en amont à votre projet et le mettre à exécution en aval.
Au Québec, il existe depuis peu Lacliq , un regroupement de petits cyber-commerçants indépendants qui organise régulièrement des rencontres d'échanges et de discussion sur la vente en ligne. Si le sujet vous intéresse, je vous y invite d'autant plus volontiers que TerroirsQuébec, mon humble commerce
, fait partie des membres fondateurs.
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