Les réseaux sociaux dominent le temps passé en ligne

La pertinence d’une présence sur les réseaux sociaux pour les entreprises, ce qui inclut tous les types d’organisations, souffre de moins en moins d’exceptions parce qu'ils mobilisent maintenant les internautes en priorité. Ce cap a été franchi l’an dernier aux États-Unis et il est fort probable que le phénomène se répétera prochainement au Québec si ce n’est pas déjà le cas. Qu’on le veuille ou non, il faut d’ores et déjà compter sur les réseaux sociaux pour rejoindre les gens là où ils sont.
Avant d’aller plus loin, il est pertinent de définir clairement ce qu’on entend par réseaux sociaux. Soulignons d’abord qu’ils appartiennent à ce qu’on appelle le Web social, plus communément baptisé le Web 2.0, dont la principale caractéristique est d’encourager l’interaction entre les utilisateurs. On regroupe sous l’appellation « réseaux sociaux » toutes les plateformes où les utilisateurs interagissent dans un environnement géré par d’autres, les promoteurs du lieu en l’occurrence. Ils se distinguent ainsi des blogues individuels ou corporatifs où les initiateurs du site ont le pouvoir de contrôler ce qui y sera publié en acceptant ou non les commentaires des utilisateurs extérieurs.
Selon une enquête effectuée en juin dernier par la société de recherche marketing Nielsen, cet engouement face aux réseaux sociaux ne cesse de croître en grande partie à cause de Facebook. Après avoir pris la première place l’an dernier, le temps en ligne consacré à la fréquentation des réseaux sociaux est passé de 16% à 23% cette année. Bien plus, la consultation de courriels a glissé en troisième position derrière les jeux sur les réseaux sociaux comme MafiaWars sur Facebook ou FarmVille sur Facebook et iPhone.
Les femmes à l'avant-plan
L’importance prise par les réseaux sociaux leur confère d’autant plus d’attrait sur le plan du marketing qu’ils rejoignent maintenant l’ensemble de la population. Leur popularité a franchi toutes les strates d'âge de la population active et, fait significatif pour les professionnels du marketing, ils intéressent davantage les femmes que les hommes. Bon point en leur faveur parce que celles-ci orientent davantage les budgets de consommation des familles en les administrant elles-mêmes ou les influençant fortement.
Un rapport de comScore Media Metrix nous apprenait récemment que le rôle des femmes dans les rouages économiques joue autant en ligne que hors du réseau. Bien qu’elles soient légèrement moins nombreuses à utiliser Internet, leur apport au commerce en ligne sur le plan du nombre des acheteurs, des transactions et du volume d’achats dépasse d’un peu plus 15%, 22% et 16% respectivement celui des hommes.

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Le même rapport soulignait que la présence des femmes façonne de façon identique la fréquentation des réseaux sociaux :

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Bien que légèrement moins nombreuses à faire partie des réseaux sociaux encore une fois, les femmes devancent les hommes d’un peu plus 13% quant au temps total que leur consacrent les deux sexes. Revers de la médaille pour les plus jeunes, cette attraction dépasse les bornes et s’apparente davantage à une dépendance pour 37% des utilisatrices de 18 à 34 ans qui se sont déjà endormies avec leur appareil mobile entre les mains, 34% qui se branchent avant toute chose en ouvrant les yeux le matin ou 21% qui vérifient leur compte Facebook durant la nuit.
Les baby boomers de la partie
La fréquentation des réseaux sociaux par toutes les strates d'âge est aussi un fait accompli. Leur adoption par les gens plus âgés a même suscité la désaffection à l'égard de Facebook chez certains jeunes peu intéressés à y cotoyer leurs parents. Selon une compilation effectuée par une firme suédoise de recherche Internet, les gens âgés de 45 à 54 ans dépassent même ceux de 25 à 34 ans :

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Même les baby boomers les plus âgés (entre 55 et 64 ans) ont franchi le Rubicon, quoique leur poids sur les réseaux sociaux soit encore inférieur du tiers environ à celui qu'ils occupent dans la population totale. Il en résulte donc que les entreprises visant la population active ne peuvent plus ignorer les réseaux sociaux si elles veulent attirer l'attention des gens les plus actifs sur le plan des communications.
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