Pour vous positionner parmi les gagnants du XXIe siècle

11 octobre 2010 10:00 1 commentaire


Vallier Lapierre

Éditeur
Portail Rezopointzero


Geoffroi Garon

Président
Coopérative Innov X.0

Nous sommes très fiers de vous présenter le résultat de notre nouvelle orientation. Voici donc notre premier cahier thématique mensuel qui traite des réseaux sociaux à des fins d'affaires.

Nous avons choisi l'approche des cahiers thématiques mensuels parce qu'elle nous apparaît la plus valable pour vous aider à y voir plus clair sur le plan du savoir-faire et de l'innovation web. À titre de décideurs à l'emploi d'entreprises de toutes tailles ou de consultants dans d'autres domaines que le marketing en ligne, il vous est impossible de suivre les centaines de flux d'information émanant des blogues et publications spécialisées sur ce sujet.

Et pourtant, vous savez qu'il est devenu crucial pour votre organisation de mieux maîtriser ses communications numériques pour tout simplement rester dans la course au XXIe siècle. Cette dimension vous concerne maintenant au premier chef. En vertu de son importance stratégique, vous devez vous garder désormais d'en laisser la gouverne à vos seuls spécialistes en technologie.

Nos cahiers visent donc à vous fournir une vue d'ensemble de chaque sujet. Nous retenons ce qui vous est essentiel de savoir pour mieux communiquer avec vos spécialistes internes ou vos fournisseurs en technologies de l'information sur le web. Notre ambition est de vous habiliter à mieux arrimer vos développements web à vos objectifs d'affaires et déceler la part d'exagération sinon de conneries (bullshit) que recèle le discours de plusieurs supposés experts. Les histoires d'horreur abondent en trop grand nombre malheureusement.

Démarche durable

Que votre organisation soit entièrement privée, soumise aux règles de l'actionnariat public, étatique, semi-étatique, coopérative ou sans but lucratif, vous n'avez plus le choix. Se priver d'une présence web efficace équivaut maintenant à jouer avec les poignées de sa tombe. Votre retard à vous commettre sérieusement vous handicapera longtemps.

Les liens d'un site web, les adresses de courriel, les adeptes d'un blogue et les contacts sur les réseaux sociaux sont autant de piliers de rayonnement qu'on érige avec le temps. Plus on attend ou plus on en néglige l'accumulation régulière une fois jeté à l'eau, plus on risque d'être distancé par ses concurrents directs et indirects. Dans un contexte économique au ralenti, la concurrence joue autant entre les marchés eux-mêmes qu'entre les joueurs d'un même marché.

À l'encontre de la publicité dans les médias de masse, l'exposition aux regards extérieurs sur Internet est obtenue principalement petit à petit à coup de relations engagées très souvent de une à une à la limite. Au gré de liens tissés plus serrés toutefois en vertu de la bidirectionnalité des échanges, votre auditoire vous demeure plus fidèle s'il y trouve son intérêt. Il grossit par conséquent au fur et à mesure de vos efforts pour le regrouper. Vous conservez en grande partie vos acquis. De son côté, la publicité traditionnelle (autant sur Internet que dans les médias de masse) va créer grosso modo un même impact, sinon moindre, auprès des mêmes personnes ou presque à chaque fois qu'il vous faut la répéter pour vous rappeler à leur bon souvenir. Ses retombées sont ponctuelles.

Crever la bulle

Trêve de préambule. Abordons donc maintenant de plein fouet la question des réseaux sociaux. Il nous a semblé pertinent de débuter par ce sujet parce qu'il mobilise toute l'attention depuis peu.

Vous ne trouverez pas de formule magique avec les réseaux sociaux. Comme nous venons de l'expliquer, il faut s'accrocher au début avant de pouvoir obtenir un résultat valable en fonction des efforts consentis. D'après une étude récente de la Smith School of Business de l'Université du Maryland commanditée par Network Solutions, 50% des PME américaines ayant amorcé leur présence sur les réseaux sociaux, soit 20% du total, jugent qu'il faut y consacrer plus de temps qu'elles l'avaient anticipé.

En dépit des désillusions inévitables, les nouvelles technologies étant toujours promues avec beaucoup trop d'emphase à leur début, il est tout de même dangereux de complètement ignorer leur existence désormais. Comme nous l'exposons dès le début de ce cahier, « Les réseaux sociaux dominent le temps passé en ligne. » Si au surplus votre clientèle est composée de jeunes femmes, votre absence risque d'être fort coûteuse avant longtemps.

Tour d'horizon

Recoupant la vie de tous les jours, les réseaux sociaux permettent toutefois rarement d'aller droit au but comme le souhaiteraient volontiers les gens d'affaires. Leurs ramifications sont tout simplement chaotiques comme dans la « vraie vie ». Bien qu'ils soient faciles à adopter, cet avantage perd vite de sa valeur pour les entreprises qui visent avec raison à ce que leurs efforts rapportent un maximum à terme.

« Le succès vient avec l'usage… stratégique » précisons-nous dans notre troisième texte. Or, une telle démarche nécessite à coup sûr le temps de réfléchir à plusieurs questions. De plus, pour ne pas reproduire dans vos données le bordel du tissu social numérique, les plus grandes entreprises seront même tenues d'investir dans des technologies plus sophistiquées que celles des réseaux eux-mêmes. C'est ce que nous observons comme tendance majeure dans notre texte « Le Social CRM va sortir les grandes entreprises du fouillis. »

Adieu donc le prétendu jeu d'enfant, sur lequel insistent de trop nombreux gourous, qui caractériserait les réseaux sociaux en affaires.

Un des enjeux majeurs concerne la crédibilité qu'il faut y projeter pour faire partie des interlocuteurs valables en mesure de gagner l'attention des internautes visés. Cet exercice n'est pas nécessairement sorcier, mais il nécessite de la méthode comme le rappelle Martin Lessard dans « Bâtir sa crédibilité sur les réseaux sociaux. »

Cas locaux inspirants

Pour vous aider à mieux percevoir le phénomène qui demeurera toujours abstrait tant et aussi longtemps que vous n'aurez pas mis l'épaule à la roue, nous nous sommes efforcés de trouver des cas locaux pour illustrer chaque texte consacré aux bénéfices en affaires des trois principaux réseaux sociaux en vogue en Amérique du Nord : Facebook, LinkedIn et Twitter.

François Huot s'est attaqué aux deux articles sur Facebook en parsemant même quelques cas dans sa présentation générale de ce réseau : « Brasser des affaires avec le peuple Facebook. » En s'attardant plus à fond au cas, bien connu de la blogosphère québécoise, de la campagne la Foire aux Meubles et de son concours du meuble le plus laid, il a fourni, dans « Meubles South Shore rajeunit sa clientèle avec Facebook », l'occasion à Étienne Chabot, responsable de cette initiative, de nous livrer une série de conseils utiles pour tirer profit de sa présence sur le réseau le plus populaire.

Deux auteurs invités se sont penchés sur le réseau LinkedIn qui, pour être le seul des trois dédié exclusivement aux affaires, devrait être adopté d'entrée de jeu sans hésiter par tous les décideurs. Simon Hénault, qui en maîtrise les tenants et aboutissants, nous explique, dans « Les 9 bénéfices de LinkedIn en affaires », à quoi il peut être utile et nous présente du même coup sa créature, Linked Québec, le plus important regroupement francophone de gens d'affaires sur LinkedIn. Marc Levasseur, consultant en communautés d'affaires en ligne, nous fait part de son côté, dans « Un cas concret de communauté qui fonctionne sur LinkedIn », comment un de ses clients a réussi à attirer l'attention de sa clientèle cible à l'extérieur du Québec.

Vallier Lapierre s'est chargé pour sa part de voir si le recours à Twitter en affaires était valable. Dans « Twitter : facilité ≠ utilité automatique », il conclut que ce réseau jugé sans intérêt par plusieurs a fait ses preuves tout de même dans plusieurs cas. Faute de mettre le doigt sur un cas offrant des retombées substantielles, François Huot en aborde trois du même coup qui méritent l'attention dans « Trois cas inspirants de gazouillis sur Twitter. »

La perplexité engendrée par Twitter pourrait toutefois être chose du passé, avons-nous découvert, avec la disponibilité très récente d'un nouveau service, Needium, qui scrute à l'intention des PME les opportunités d'affaires sur ce réseau. Conçu par Sébastien Provencher et Sylvain Carle, cofondateurs de Praized Media, une société technologique montréalaise déjà active sur les réseaux sociaux, ce service couvrira bientôt d'autres réseaux comme Facebook et Foursquare en vue de stimuler le commerce local. Dans « Needium accroît l'impact des PME sur les réseaux sociaux », Vallier vous explique comment ce système de surveillance et d'intelligence des réseaux sociaux, très prometteur à son avis, fonctionne.

Enfin, dans « Pour aller plus loin », Vallier vous fournit une liste de sources pour approfondir vos connaissances des réseaux sociaux. Cela ne doit pas vous empêcher de vous relier à rezopointzero.com pour nous faire part de vos interrogations dans les commentaires au bas des articles. Nous sommes là pour vous servir dans la mesure où vous ne nous demanderez pas de faire votre travail à votre place. Cela nous fera plaisir de vous fournir des pistes en réponse à vos questions.

La forme épouse le fond

D'ailleurs, notre entreprise, Coop de solidarité Innov X.0, a pris la forme d'une coopérative parce que ce type de gouvernance recoupe au plus près la culture des réseaux sociaux où on échange et collabore sans que ça rapporte nécessairement à court terme. Plusieurs le font même par pur esprit d'entraide.

En vertu des statuts de notre coopérative, dite de solidarité, nous pouvons accueillir deux types de membres. Les membres réguliers, associés à la démarche globale qui inclut bien sûr la direction collégiale, sont des individus experts dans un domaine particulier ou des journalistes d'expérience spécialisés en technologies comme Vallier et François. À leur compte ou à l'emploi de fournisseurs de services-conseils en technologies web, nos membres réguliers sont à la base de la crédibilité qu'on nous accorde. La deuxième catégorie comprend les membres de soutien qui peuvent inclure des individus, mais surtout d'autres organisations, comme Som et Evocatio, qui souscrivent à notre objectif de réduire la fracture numérique qui sépare le Québec du reste de l'Amérique du Nord en matière d'utilisation du web à des fins d'affaires.

On ne s'étonnera donc pas que la formule coopérative facilite le rassemblement des personnes et des organisations autour de notre objectif. Personne ne peut nous accuser de vouloir nous enrichir personnellement avec ce fonctionnement, tout au plus de pouvoir être quelques-uns à en vivre éventuellement décemment en fonction de nos efforts. Au surplus, si notre succès contribuera à celui de tous les membres directement et indirectement, il servira avant tout celui de toutes les organisations québécoises qui vont s'abonner à notre service afin d'augmenter leur savoir-faire sur le web. Nous pouvons difficilement imaginer une formule qui serait davantage au service de l'intérêt collectif.

Notre orientation fait en sorte en effet que nous voulons couvrir non seulement la saveur du mois, comme les réseaux sociaux, mais aussi toutes les autres technologies web qui ont précédé. Leur assimilation par les entreprises québécoises est beaucoup trop faible. Nous devons reprendre à la base beaucoup de notions qui devraient être mieux intégrées déjà au fonctionnement de nos organisations. On ne peut leur reprocher cet état des choses toutefois parce que la technologie web évolue à vitesse grand V et qu'on ne disposait pas jusqu'ici au Québec, petitesse du marché oblige, d'une information adéquate dédiée spécifiquement aux technologies web en affaires.

Nos deux prochains cahiers thématiques d'ici Noël porteront donc sur les logiciels à code source libre et les différents attributs d'un site web fonctionnel. En 2011, nous aborderons aux deux premiers trimestres, pas nécessairement dans le même ordre, les thèmes suivants : les blogues corporatifs, le rayonnement par référencement, l'approche entreprise 2.0, la publicité en ligne, le commerce électronique et le marketing mobile.

La longueur de cette introduction est exceptionnelle. Une fois n'est pas coutume. Nous aurons moins de choses à expliquer la prochaine fois.

Bonne lecture !

 

Voici la liste des articles du cahier sur les réseaux sociaux en affaires :

 

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