Rester à l’écart n’est plus une option

1 avril 2012 19:02 0 commentaire

Les raisons abondent pour les détaillants d’ajouter le commerce électronique à leur exploitation. Les récalcitrants courent maintenant sans conteste à leur perte en retardant leur engagement dans cette voie. Selon Forrester Research, la progression des ventes en ligne aux États-Unis a repris sa pente ascendante en 2010 avec une croissance de 13% après avoir chuté de 18% en 2007 à 11% en 2009 à cause de la récession. Leurs vertus anti-ralentissement ressortent clairement en comparaison des ventes en magasin qui ont connu une baisse deux années de suite (-2% et -4%) en 2008 et 2009.

On perçoit au Québec un éveil certain à l’égard du commerce électronique. Comme dans notre sondage auprès des manufacturiers l’an dernier, nous observons dans celui mené auprès des détaillants pour ce cahier que 10% de ceux toujours à l’écart ont l’intention de se doter d’un site transactionnel d’ici deux ans.

Quand on se rapporte aux ventes accrues obtenues l’an dernier par 3 détaillants sur 4 qui font du commerce électronique, cette croissance ayant même dépassé 50% pour 1 détaillant sur un peu plus de 6, on en déduit que les aspirants joueurs sont bien inspirés.

Il ne nous en fallait pas davantage pour conclure que l’ère du « pelletage de nuages » sur le Web a été supplantée par celle de « l’or dans les nuages ». Cette image ne réfère pas à nos yeux au recours à l’infonuagique comme infrastructure technologique, mais au simple fait que les revenus sont définitivement au rendez-vous d’un site Web transactionnel bien monté et soutenu par un marketing adéquat, peu importe le serveur où il se trouve. Bien avant qu’on parle d’infonuagique, les nuages étaient employés par les ingénieurs pour symboliser le réseau dans leurs diagrammes.

Nous désirons remercier la société de recherche-marketing Lanla qui nous a accordé son appui au pied levé en acceptant d’administrer le sondage dans un délai comprimé au maximum. Elle nous a permis d’appliquer un plan B en remplacement du fonctionnement prévu qui a été impossible à réaliser.

Notre plan B s’est même révélé au final plus éclairant que le plan initial en nous accordant la possibilité de sonder simultanément des détaillants et des consommateurs autour de questions semblables, une première au Québec à notre connaissance. Cela a permis, comme vous le verrez en consultant notre compte-rendu du sondage, d’observer au Québec les mêmes disparités entre l’offre et la demande qui ont déjà été remarquées aux États-Unis.

L’apport du Mouvement Desjardins comme commanditaire majeur a également facilité la production de ce cahier. Comme dans notre précédent cahier eCom Montréal au mois de mai 2011, nous avons aussi bénéficié de la collaboration de nombreux conférenciers au salon et de la participation comme commanditaires secondaires et tertiaires de plusieurs agences présentes sur place avec leur kiosque. Notre collaboration avec eCom Montréal aura été des plus bénéfiques encore une fois.

Les textes de ce cahier se complètent pour offrir un tour d’horizon quasi complet des nombreuses facettes du commerce électronique. Quelques-uns des sujets abordés cette année sont nouveaux : logistique, droit applicable, fidélisation en ligne et mobilité ici et . Nous nous sommes efforcés d’aller plus loin avec les sujets déjà traités dans nos précédents cahiers : planification initiale, tactiques de marketing Web efficaces, analytique Web, réseaux sociaux et commerce social. Nos deux textes d’actualité ont servi à rendre compte de l’ébullition dans le domaine des services et des outils d’automatisation du marketing.

Nos études de cas, toutes des histoires à succès (les échecs, souvent plus pédagogiques, étant plus difficiles à dénicher parce qu’à peu près personne ne veut s’en vanter), traitent pour leur part de rentabilité presqu’immédiate, d’impartition, des aléas occasionnés par les changements aux règles de distribution, de la cohésion des activités en ligne avec le modèle d’affaires existant, de la migration efficace sur le Web d’un modèle défectueux hors réseau et d’un lancement original en ligne de nouveaux produits.

Nous avons consacré finalement un profil à la plateforme de commerce électronique k-eCommerce, dont l’entreprise conceptrice, kCentric, est l’un des 11 nouveaux membres de notre organisation, la Coop Innov X.0. Elle est la première à profiter de ce nouvel espace réservé désormais à un membre de la coop associé étroitement au thème du cahier en vertu de sa spécialité. Cette nouveauté découle du fait que la coop réunit depuis le 12 janvier uniquement des entreprises dans la principale de ses deux catégories de membres alors que celle-ci rassemblait jusque là uniquement des experts individuels.

Bonne lecture !

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