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	<title>Rezopointzero &#124; Portail d&#039;information du savoir-faire Web &#187; Économie</title>
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	<description>Portail généraliste sur l&#039;utilisation des savoirs-faire Web dans les organisations. Éditer et supporté par la coopérative Innov X.0.</description>
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		<title>Les PME américaines prises par la main par Bizmore</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 17:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vallier Lapierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle comme les autres parmi la trentaine publiées hier sur le site TechCrunch a attiré mon attention davantage pour le modèle d’affaires appliqué par le nouveau service Bizmore que son public-cible, les PME américaines en l’occurrence. On y décèle une approche qui se rapproche sensiblement de celle de rezopointzero. Tant mieux si on fait tendance. Vistage, société spécialisée dans l’organisation de séminaires pour coacher les dirigeants d’entreprises, voulait un carrefour en ligne pour entretenir entre les événements ses dizaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une <a title="Bizmore Adds a Blog Network..." href="http://www.techcrunch.com/2009/11/23/bizmore-blog-network-small-business/" target="_blank">nouvelle</a> comme les autres parmi la trentaine publiées hier sur le site <a title="TechCrunch" href="http://www.techcrunch.com/" target="_blank">TechCrunch</a> a attiré mon attention davantage pour le modèle d’affaires appliqué par le nouveau service <a title="Bizmore" href="http://www.bizmore.com/" target="_blank">Bizmore</a> que son public-cible, les PME américaines en l’occurrence. On y décèle une approche qui se rapproche sensiblement de celle de rezopointzero. Tant mieux si on fait tendance.</p>
<p><a title="Vistage" href="http://www.vistage.com/" target="_blank">Vistage</a>, société spécialisée dans l’organisation de séminaires pour coacher les dirigeants d’entreprises, voulait un carrefour en ligne pour entretenir entre les événements ses dizaines de milliers de participants annuels. Percevant les mêmes avantages pour <a title="webcom-Montréal" href="http://www.webcom-montreal.com/" target="_blank">webcom-Montréal</a> dans sa présence en ligne, le noyau initial des membres associés à rezopointzero a offert à cette organisation de faire alliance ensemble.</p>
<p>La composition du groupe associé à Bizmore ressemble effectivement énormément au modèle employé par rezopointzero. Une trentaine d’experts à propos de l’ensemble des besoins d’une PME, des consultants, des professeurs d’université et autres spécialistes concernés, offrent dans Bizmore une expertise variée et complémentaire sous forme d’écrits pour le moment.</p>
<p>Démarré l’été dernier en suivant le format <em>Questions et Réponses pour des conseils d’affaire</em>, le site vient de subir une première métamorphose importante en incorporant des contenus magazine et 8 blogues spécialisés. « Chaque blogue, portant sur un sujet d’importance dans la direction d’une PME (finance, gestion, médias sociaux, etc.) est le fait non pas de journalistes de renom, mais de véritables experts de la question qui font des conférences et de la consultation à partir de leur spécialité », explique l’éditeur en chef Jeffrey Davis qui a été dans une autre vie éditeur de l’ex-magazine <a title="Historique de Business 2.0 selon Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Business_2.0" target="_blank">Business 2.0</a> (quelle bêtise pour Time Warner de ne pas avoir su exploiter un tel titre).</p>
<p>Le fait de recourir à des experts n’a donc pas exclu la possibilité de confier la coordination de l’ensemble à un journaliste professionnel en mesure de donner plus de cohésion au travail collectif et de renforcer la communication des experts. Disons que je serais mal placé pour dire que Bizmore est bien mal avisé de procéder ainsi.</p>
<p>L’article de TechCrunch spécifie que Bizmore a l’intention de produire des séminaires en ligne (webinars) ou tout autre événement virtuel en mettant à profit le savoir de Vistage dans la « vraie vie » sur ce plan. rezopointzero et webcom-montréal ont également l’intention de développer conjointement une telle pratique.</p>
<p>« Bizmore n’entend pas sortir les nouvelles les plus fraiches ou les meilleures histoires. Son objectif est de fournir des tonnes de conseils pratiques à propos de la gestion d’une entreprise et un réseau de lecteurs et d’experts qui s’entraident mutuellement », explique Eric Shoenfeld, auteur de l’article. En remplaçant « gestion d’entreprise » par « innovation web », nous ne saurions mieux dire à propos de nos intentions encore une fois.</p>
<p>Au-delà de la comparaison démontrant que les grands esprits se rencontrent <img src='http://www.rezopointzero.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> , ce billet met l’accent sur le fait que les journalistes sur Internet devront choisir entre leur statut de vedette et leur rôle de faire-valoir. Parfois, ils devront jouer sur les deux tableaux à court terme comme dans mon cas, mais jamais indéfiniment si leur organisation obtient suffisamment de succès. On ne peut pas tout faire constamment avec la même qualité.</p>
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		<title>Guy Kawasaki, « Il n’a jamais été aussi facile de démarrer une entreprise. »</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 17:36:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vallier Lapierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Guy Kawasaki doit faire plus d’argent avec ses conférences qu’avec ses livres ces temps-ci. Il est arrivé à Montréal hier après 23 heures de vol en provenance de RIO pour clôturer la soirée Rendez-vous 09 avec un rhume carabiné. Rien n’y parut à part un tweet suppliant pour qu’on lui fournisse un tissu mouchoir. Il a mis la foule dans sa poche en affirmant avec énormément d’humour que nous vivons à une époque formidable (profitant de l’occasion pour parler de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Guy Kawasaki selon Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Guy_Kawasaki" target="_blank">Guy Kawasaki</a> doit faire plus d’argent avec ses conférences qu’avec ses livres ces temps-ci. Il est arrivé à Montréal hier après 23 heures de vol en provenance de RIO pour clôturer la soirée <a title="Challenge Your World" href="http://fr.challengeyourworld.com/sme" target="_blank">Rendez-vous 09</a> avec un rhume carabiné.</p>
<p>Rien n’y parut à part un tweet suppliant pour qu’on lui fournisse un tissu mouchoir. Il a mis la foule dans sa poche en affirmant avec énormément d’humour que nous vivons à une époque formidable (profitant de l’occasion pour parler de son amour réel du hockey autant qu’il voulait et flatter en même temps l’assistance dans le sens du poil). Tout son propos n’a consisté à dire qu’« il n’a jamais été aussi facile de démarrer une entreprise. »</p>
<p>Sans camoufler son allure clownesque dont il joue sans honte, il a donné sa recette en n’omettant surtout pas d’exagérer. C’est plus facile à faire comprendre en noir et blanc.</p>
<p>Voici comment démarrer une entreprise en 2009 selon <a title="Présentation de Guy Kawasaki sur Slidesharle" href="http://bit.ly/3EEKsb" target="_blank">Guy Kawasaki</a> :</p>
<p><strong>1- Concevez un produit ou service que vous voudriez utiliser vous-mêmes.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Il ne faut pas se fier aux enquêtes de marché. Elles vous diront de fabriquer une version X d’un produit existant. Steve Jobs et Steve Wozniack (petit coup de chapeau à son Alma Mater) n’ont pas agi autrement quand ils ont voulu s’offrir leur propre ordinateur personnel.</p>
<p><strong>2- Payez zéro dollar pour des outils</strong></p>
<p>Avec les gestionnaires de contenus (CMS), des bases de données, des utillitaires de tout acabit accesssibles gratuitement ou presque en code source libre, il est devenu possible de mettre au point des services sophistiqués à des coûts dérisoires.</p>
<p><strong>3- Payez zéro dollar pour du marketing</strong></p>
<p>Avant, il en coûtait au moins 2 millions $ US juste pour lancer un produit aux Etats-Unis (20 000 $ par mois en relations publiques, 250 000 $ pour un kiosque dans une expo importante, etc.). Maintenant, on peut commencer sans un sou sur Facebook et dans Twitter.</p>
<p><strong>4- Frayez avec le monde</strong></p>
<p>En choisissant des mots beaucoup plus vulgaires pour le dire en anglais, M. Kawasaki a souligné que l’avis du critique du Wall Street Journal n’avait plus autant d’importance qu’avant. Il peut être plus payant de rejoindre les « nobodys » qui le feront savoir à des milliers d’autres « nobodys »,</p>
<p><strong>5- Utilisez Twitter/Tweetmeme</strong></p>
<p>Pour une fois, on parle d’un cordonnier bien chaussé. Certains diront un peu trop. M. Kawasaki a déjà été obligé d’admettre qu’il n’est pas seul à animer son compte <a title="Compte Twitter de Guy Kawasaki" href="http://twitter.com/GuyKawasaki" target="_blank">Twitter</a> dont tous les messages renvoient à son agrégateur <a title="Alltop" href="http://alltop.com/" target="_blank">Alltop</a>. <a title="Tweetmeme" href="http://tweetmeme.com/" target="_blank">Tweetmeme</a> ajoute un effet multiplicateur à l’impact de base de Twitter.</p>
<p><strong>6- Payez zéro dollar pour du personnel</strong></p>
<p>Se défendant de vouloir suggérer d’exploiter les employés, M. Kawasaki n’en reste pas moins fidèle à ses origines américaines pour souligner que le contexte actuel fait en sorte que le personnel coûte moins cher. Il n’a pas trop insisté sur ce point.</p>
<p><strong>7- Placez vos billes dans les nuages</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Il est maintenant possible de délocaliser ses systèmes informatiques à des coûts minimes avec <a title="L'informatique dans les nuages selon Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing" target="_blank">l’informatique dans les nuages (cloud computing).</a></span></strong></p>
<p><strong>8- Livrez et testez après</strong></p>
<p>N’attendez pas d’avoir peaufiné votre produit avant de le lancer. Livrez. Les gens sont toujours indulgents pour les premiers modèles. Face à une version beta, on réagit comme si c’était un nouveau bébé en acquiesçant avec les parents que c’est le plus beau du monde.</p>
<p><strong>9- Évitez le capital de risque le plus longtemps possible</strong></p>
<p>Fuyez les investisseurs le plus longtemps possible. Ils vous feront perdre votre temps sans vous être utiles vraiment. Ils se disent visionnaires et ont tous eu dans leur écurie un démarrage pet.com.</p>
<p><strong>10- Nichez-vous</strong></p>
<p>Cet ingrédient est déjà passablement connu. M. Kawasaki n’en a rien dit de plus qu’il faut identifier un produit ou un service unique qui aura de la valeur pour ses clients.</p>
<p><strong>11- Ne vous fiez pas aux bozos</strong></p>
<p>Après avoir fait défiler quelques citations célèbres de grands hommes d’affaires qui ont dit des âneries à propos de l’évolution de leur marché, M. Kawasaki affirme que les « rich and famous » ont été souvent plus chanceux que perspicaces. « C’est trop long comme trajet en voiture et je ne vois pas de modèle d’afffaires dans leur truc, » a-t-il lui-même répondu à l’analyste de <a href="http://www.sequoiacap.com/us">Sequoia Capital</a> qui l’appelait pour lui offrir le poste de premier chef de la direction de Yahoo.</p>
<p>Une pirouette de trop à mon avis. Même en ne se prenant pas au sérieux, M. Kawasaki désamorce trop ainsi la portée de tout ce qu’il a dit jusque là. Son discours recèle un fond de vérité beaucoup plus solide que ne le laisse appréhender sa prestation de très bon « standup comic ».</p>
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		<title>Challenge Your World défie la loi de la gravité commerciale</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 17:17:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vallier Lapierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le gagnant du défi Idée de Challenge Your World sera dévoilé ce soir au Théâtre Impérial à Montréal dans le cadre de Rendez-vous 09, la principale activité montréalaise au programme de la Semaine mondiale de l’entrepreneurship. Le clou de l’événement sera bien sûr la conférence de Guy Kawasaki, twittereux devant l’Éternel dans sa dernière vie à date, mais les instigateurs de sa venue méritaient à mon avis un coup de chapeau à leur hauteur. Aussi bien le faire avant que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le gagnant du défi Idée de Challenge Your World sera dévoilé ce soir au Théâtre Impérial à Montréal dans le cadre de <a title="Défi Idée" href="http://fr.challengeyourworld.com/sme" target="_blank">Rendez-vous 09</a>, la principale activité montréalaise au programme de la <a title="Semaine mondiale de l'entrepreneurship" href="http://www.unleashingideas.org/canada_fr?_c=1" target="_blank">Semaine mondiale de l’entrepreneurship</a>. Le clou de l’événement sera bien sûr la conférence de <a title="Voir ce qu'on dit en anglais de Guy Kawasaki sur Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Guy_Kawasaki" target="_blank">Guy Kawasaki</a>, twittereux devant l’Éternel dans sa dernière vie à date, mais les instigateurs de sa venue méritaient à mon avis un coup de chapeau à leur hauteur. Aussi bien le faire avant que leur invité ne leur fasse de l’ombre.</p>
<p>Je dois souligner avant d’aller plus loin que <a title="Blogue de Martin Lessard" href="http://zeroseconde.blogspot.com/" target="_blank">Martin Lessard</a>, membre/collaborateur de rezopointzero, supervise la présence web de Challenge Your World. Soyez donc avertis que je me permettrai d’en faire autant à l’égard de tous nos autres auteurs chaque fois qu’ils seront associés à une activité que nous endossons entièrement.</p>
<p>Challenge Your World, une organisation à but non lucratif basée à Montréal, s’est donné comme mission de « supporter une nouvelle génération d’entreprises prêtes à revoir les normes d’affaires traditionnelles et saisir les occasions que présentent les pratiques de développement durables », selon les mots employés par Martin dans un courriel qu’il m’a envoyé. Aussi bien dire une OBNL qui lutte contre la loi de la gravité commerciale à courte vue qui repose sur l’imitation et le tout jetable.</p>
<p>Le défi Idée a suscité la participation de 150 candidatures dans 50 pays. Le gagnant, qui ne pourra pas être présent sur place malheureusement, devait présenter un concept qui tienne compte de la rentabilité tout autant que de l&#8217;environnement et du social. Il se méritera une bourse de 5 000 $ et le soutien de professionnels pendant trois mois pour l’aider à transformer son idée en un projet concret.</p>
<p>Challenge Your World avait aussi organisé un<a title="Challenge Your World vidéos" href="http://fr.challengeyourworld.fr/20sur20" target="_blank"> concours de vidéos</a> auquel ont participé des vidéastes du monde entier. On va profiter de l’événement pour ajouter deux vidéos à ceux déjà primés. Les gens dans l’assistance pourront eux-mêmes couronner leur vidéo préféré.</p>
<p>Tout juste avant les propos évangéliques de M. Kawasaki, un hommage sera rendu à l’eco-entrepreneur Dany Giroux dont <a title="Reportage de Télé Québec sur l'Atelier Entre-peaux" href="http://video.telequebec.tv/video/1554/atelier-entre-peaux">l’Atelier Entre-Peaux</a> transforme les bannières publicitaires en sacs, les cartons de lait en porte-monnaie et les tracts publicitaires en nappes de plastique…recyclable. Aussi bien dire que l’Atelier Entre-Peaux se sert de la loi de la gravité commerciale à courte vue comme effet de levier pour prendre son envol.</p>
<p>Voilà, c’était notre deuxième coup de chapeau interne du mois. Vous rappelez-vous l’autre.</p>
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		<title>L’innovation web est anticyclique</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 08:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vallier Lapierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au train où vont les choses dans l’univers du web social, un observateur extérieur serait enclin à penser qu’il n’y a pas de ralentissement économique pour cette stratégie de marketing. Et il n’aurait pas du tout tort puisque les chiffres sont là pour le démontrer. Si on savait jusqu’ici que les grandes entreprises américaines, conseillées en cela par les sociétés spécialisées en tendances technologiques comme Gartner Group et Forrester Research, avaient accentué leurs efforts en ce sens cette année, on était loin de supposer que les petites organisations américaines leur avaient emboité le pas. C’est ce qu’on vient d’apprendre dans un sondage effectué par Hurwitz &#038; Associates en juillet dernier pour le compte de Small Biz Trends auprès des entreprises de 20 employés et moins.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au train où vont les choses dans l’univers du web social, un observateur extérieur serait enclin à penser qu’il n’y a pas de ralentissement économique pour cette stratégie de marketing. Et il n’aurait pas du tout tort puisque les chiffres sont là pour le démontrer. Si on savait jusqu’ici que les grandes entreprises américaines, conseillées en cela par les sociétés spécialisées en tendances technologiques comme Gartner Group et Forrester Research, avaient accentué leurs efforts en ce sens cette année, on était loin de supposer que les petites organisations américaines leur avaient emboité le pas. C’est ce qu’on vient d’apprendre dans un sondage effectué par Hurwitz &amp; Associates en juillet dernier pour le compte de <a title="Small Biz Trends" href="http://smallbiztrends.com/2009/11/small-businesses-growth-marketing-online.html" target="_blank">Small Biz Trends</a> auprès des entreprises de 20 employés et moins.</p>
<p>On doit noter que la propension à investir du côté du web social est d’abord le propre des entreprises de cette taille qui anticipent une croissance de leurs revenus. Fait surprenant, elles étaient 46% à prévoir ce résultat, alors que la moitié de l’année était déjà passée au moment du sondage, tandis qu’on en comptait seulement 32% à signaler une baisse de leur chiffre d’affaires.</p>
<p>Les auteurs du sondage font valoir que les petits entreprises profitent de leur agileté pour se positionner favorablement en vue du retour à la croissance. Et elles prennent les moyens pour y arriver. Cela se traduit pour 65% des entreprises anticipant une croissance par une augmentation de leur budget de marketing. Parmi celles qui prévoient des revenus stables ou en baisse, cette proportion est de seulement 32% et 36% respectivement.</p>
<h2><strong>Attrait des faibles coûts</strong></h2>
<p>C’est lorsqu’on les interroge sur ce qu’elles entendent faire que le signe d’un éveil réel au web social apparaît. Elles sont plus de 70% à privilégier cette stratégie en voulant se servir des blogues, de Youtube, de Twitter, de LinkedIn, etc. Le marketing par envois de courriels et optimisation du référencement sur les moteurs de recherche occupent les deux positions suivantes avec 48% et 36%  des entreprises qui choisissent ces avenues. Les canaux plus traditionnels comme le marketing direct par la poste, les expositions, la publicité locale dans les journaux, les pages jaunes, etc., retiennent beaucoup moins leur faveur. Seul le marketing direct par la poste s’approche des trois premières places en étant privilégié par 28% des répondants.</p>
<p>Il faut prendre garde d’appiquer ces chiffres au Québec ou à l’Europe francophone où la vogue du web social est beaucoup moins ancrée qu’aux Etats-Unis. En tenant compte que nos entreprises les plus précoces sont entrées dans la danse, comme le démontrait notre <a title="Sondage SOM" href="http://www.rezopointzero.com/2009/10/23/61-des-entreprises-avant-gardistes-au-quebec-veulent-des-exemples-de-succes-avant-de-s%E2%80%99engager-plus-a-fond/" target="_blank">sondage SOM</a> du 22 octobre, on peut extrapoler toutefois que les PME québécoises vont suivre aussi d’ici un an ou deux, laps de temps attribué au retard que les entreprises d’ici ont en matiière de technologies par rapport à celles des Etats-Unis.</p>
<p>Dans un sondage effectué <a title="Read Write Web" href="http://www.readwriteweb.com/enterprise/2009/03/despite-recession-more-than-50-of-marketers-increase-spending-on-social-media.php" target="_blank">au début du printemps</a> par Forrester Research, on avait pu apprendre que 53% des responsables du marketing dans les entreprises de plus de 145 employés prévoyaient investir davantage sur le web social au cours des prochains mois. Presque toutes les autres (42%) entendaient continuer au même rythme alors qu’elles avaient très majoritairement coupé dans leurs stratégies traditionnelles pour rejoindre leur clientèle.</p>
<p>Encore à l’emploi de Forrester à ce moment, Jeremiah Owyang, auteur du rapport de recherche de Forrester intitulé <em>Social Media Playtime Is Over</em>, faisait remarquer sur son <a href="http://www.web-strategist.com/blog/2009/03/16/report-social-media-marketing-up-during-recession/">blogue</a> que la principale raison du phénomène était reliée aux faibles coûts des outils utiles pour se lancer sur le web social, si on exclut bien entendu le temps et l’énergie nécessaires pour les opérer. Il soulignait que 75% des responsables de marketing situaient à moins de 100 000 $ le montant qu’ils accorderaient aux médias et réseaux sociaux. On a pu faire la même constatation dans <a title="Sondage SOM" href="http://www.rezopointzero.com/2009/10/23/61-des-entreprises-avant-gardistes-au-quebec-veulent-des-exemples-de-succes-avant-de-s’engager-plus-a-fond/" target="_blank">notre sondage SOM</a> où seulement 33% des entreprises québécoises précoces en technologies, moins avancées et desservant souvent un marché beaucoup plus petit, déclaraient avoir dépensé plus de 10 000 $ pour leur engagement sur le web social au cours de la dernière année.</p>
<h2><strong>Rejoindre la clientèle là où elle se tient</strong></h2>
<p>Owyang n’en trouvait pas moins significatif que les budgets alloués au web social, bien que réduits par rapport aux autres coûts de marketing, croissent pendant la récession. Le seul danger qu’il appréhendait était de voir les entreprises se lancer dans cette direction à titre expérimental alors que les meilleures pratiques ont déjà été cernées. « Souvenez-vous que les coûts les plus chers ne concernent pas les outils. La partie la plus dispendieuse rassemble la stratégie à définir, la formation des responsables, les processus nouveaux à mettre en place, les rôles à préciser et la mesure des résultats, » mettait-il en garde ses lecteurs.</p>
<p>En abordant la question à la suite du rapport de Forrester, un autre blogueur réputé, Brian Solis, en rajouta en <a title="Blogue de Brian Solis" href="http://www.briansolis.com/2009/04/is-social-media-marketing-recession/" target="_blank">soulignant</a> qu’une recherche d’<a title="Sondage d'Aberdeen Group" href="http://www.emarketer.com/Article.aspx?R=1006989" target="_blank">Aberdeen Group</a> allait dans le même sens.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-822" title="102366" src="http://www.rezopointzero.com/wp-content/uploads/2009/11/102366.gif" alt="102366" width="324" height="253" /></p>
<p>Il cita même des chiffres étonnants qui provenaient d’un sondage auprès des membres de MarketingSherpa selon lesquels 76% des entreprises de moins de 100 employés se disaient impliquées sur le web social en décembre dernier. Cette très forte propotion résulte, à mon avis, du fait que l’échantillon de MarketingSherpa regroupe uniquement les gens les plus sérieux en marketing, ceux qui prennent la peine de s’abonner à son matériel.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, un article de The Economist avait déjà accordé en janvier 2009 un certain verni de crédibilité à l’hypothèse voulant que le marketing en ligne ait des vertus anti-récession. On y faisait valoir d’abord que plusieurs entreprises voulaient ajuster leurs budgets de marketing parce qu’elles accordaient seulement 7% de leurs investissements au marketing en ligne alors que les gens passent déjà sur Internet 20% de leur temps alloué à l’information et au divertissement. Elles y seraient encouragées parce que le ralentissement favorise les investissements les mieux ciblés et les plus facilement mesurables comme le référencement par achat de mots clés qui s’est révélé la méthode la plus efficace sous ces deux rapports.</p>
<p>Josh Bernoff, analyste chez Forrester et co-auteur avec Charlene Li du livre <em><a title="Amazon (surtout pour les commentaires)" href="http://www.amazon.com/Groundswell-Winning-Transformed-Social-Technologies/dp/1422125009/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1257549223&amp;sr=8-1" target="_blank">Groundswell</a></em>, un des meilleurs ouvrages à propos du web social à l’usage des entreprises, avait aussi abordé le sujet avant que son entreprise ne publie son rapport. Dans un billet sur son blogue intitulé <em><a title="Why Social Appllications Will Thrive In A Recession" href="http://blogs.forrester.com/groundswell/2008/02/why-social-appl.html" target="_blank">Why Social Applications Will Thrive In A Recession</a></em>, il avait expliqué que la publicité conventionnelle, audiovisuelle et imprimée, fournit certes une plus grande notoriété. Mais il y voyait un levier peu efficace lorsque les gens comptent leurs sous. La considération du produit ou du service au bon moment, rendue possible avec le marketing en ligne, génère un impact supérieur et surtout plus précis sur les ventes, soutenait-il.</p>
<h2><strong>Engouement excédant l’offre de services</strong></h2>
<p>Dans un article sur<a title="Search Engine Watch" href="http://searchenginewatch.com/3628763" target="_blank"> Search Engine Watch</a>, le réalignement des budgets favorable au marketing en ligne avait fait dire à Greg Jarboe, président de <a title="SEO-PR" href="http://www.seo-pr.com/" target="_blank">SEO-PR</a>, que les professionnels en agences spécialisés en marketing de masse, inquiets pour leur avenir, auraient raison de vouloir se recycler en marketing interactif. Il citait très pertinemment les propos de Josh Gampel, vice-président de <a title="Onward Search" href="http://www.onwardsearch.com/" target="_blank">Onward Search</a>, pourvoyeur de spécialistes en marketing par référencement au service des grandes entreprises.</p>
<p>« Le marketing par référencement est définitivement un emploi anti-récession, indiquait M. Gampel. Les investissements en marketing direct ont augmenté lors des précédentes récessions parce que c’est la forme de marketing qui offre la meilleure visibilité sur les résultats. Cette particularité est devenue l’apanage du marketing par référencement cette fois-ci. Dans les faits, nous prévoyons que les investissements en marketing par référencement vont doubler d’ici 2011. »</p>
<p>Or, les spécialistes du marketing par référencement sont une ressource qui se fait d’autant plus rare qu’elle n’existait pas à proprement parler il y a seulement huit ans. L’article mentionne un sondage de MarketingSherpa auprès de 2 475 professionnels du marketing par référencement à l’emploi de 711 agences et entreprises, où 58% des entreprises se plaignent de la difficulté de trouver des gestionnaires compétents dans le domaine et 64% éprouvent autant de problèmes pour combler leurs postes de spécialistes subalternes.</p>
<p>On peut juste conclure que l’innovation web serait mise à contribution encore plus fortement si les entreprises pouvaient compter sur des resssources compétentes et expérimentées quand elles décident de s’engager dans cette voie. Contrairement aux spécialistes du marketing par référencement, les consultants à propos du web social abondent. Pour dénicher les bons qui n’ont pas surgi avec la dernière pluie, il faut cependant savoir ce que l’on cherche pour séparer l’ivraie du bon grain.</p>
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		<title>Google en dix leçons qui ont ébranlé le monde</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 21:34:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vallier Lapierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un des avantages de Twitter est de vous amener l’information sans avoir besoin de la chercher. Nous publierons d’ailleurs d’ici peu un grand tour des avantages de Twitter en veille par Éric Delcroix. Pour l’instant, Twittter n’est que le tremplin pour parler de Google. Steve Case, le fondateur d’AOL que je suis sur Twitter, signalait hier à ses «followers» un article de Fortune fort intéressant à propos de Google. Rien de moins qu’un coup de chapeau d’un pionnier à l’égard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un des avantages de Twitter est de vous amener l’information sans avoir besoin de la chercher. Nous publierons d’ailleurs d’ici peu un grand tour des avantages de Twitter en veille par Éric Delcroix. Pour l’instant, Twittter n’est que le tremplin pour parler de Google. Steve Case, le fondateur d’AOL que je suis sur Twitter, signalait hier à ses «followers» un article de <a title="Fortune" href="http://money.cnn.com/2009/10/22/technology/auletta_maxims.fortune/index.htm" target="_blank">Fortune</a> fort intéressant à propos de Google. Rien de moins qu’un coup de chapeau d’un pionnier à l’égard d’une entreprise qui mérite tous les éloges.</p>
<p>L’article est une contribution spéciale de Ken Auletta dont le livre, <em>Googled: the End of the World as We Know It,</em> est lancé la semaine prochaine. L’auteur y livre les dix leçons qu’il a apprises de Google en faisant sa recherche.</p>
<p>1- La passion l’emporte au-delà de la chance. Il cite Michael Morris qui a fait partie des investisseurs du début dans Yahoo et Google. L’ingrédient passion explique pourquoi les fondateurs de Yahoo, Jerry Yang et David Filo, ont choisi de ne pas s’impliquer à plein temps, quand ils l’ont pu, dans l’entreprise qu’ils ont fondée, contrairement à ceux de Google, Larry Page et Sergey Brin, qui ont mis leur âme dans l’entreprise en plus de leurs énergies.</p>
<p>2- Savoir garder le focus distingue aussi Google, malgré les apparences. Auletta crédite Eric Schmidt, qui préside aux destinées de l’entreprise depuis environ 5 ans, pour avoir su garder Page et Brin dans leur droit chemin.</p>
<p>3- On ne sera pas étonné que la passion sans vision serait inopérante. Le refus des publicités non pertinentes aux requêtes de recherche témoigne que la vision de la direction, axée sur l&#8217;intérêt des utilisateurs d&#8217;abord et avant tout, avait primé sur ceux de l&#8217;entreprise de s’en mettre plein les poches.</p>
<p>4- L’esprit d’équipe cher à Google l’incite à laisser ses employés, paradoxalement, occuper 20% de leur temps de travail à des projets personnels qui leur sont chers.</p>
<p>5- Chouchouter ses ingénieurs fait aussi partie de la recette Google. C’est peu étonnant pour une entreprise technologique qui dépend de leur créativité. Encore là, Google semble en faire plus que les autres en sachant que Page, Brin et Schmidt passent une grande partie de leur temps avec leurs ingénieurs.</p>
<p>6- Mettre le client sur un piédestal fait partie de l’approche. Sauf que le client, c’est l’utilisateur aux yeux de Google bien plus que les annonceurs qui lui procurent 97 % de ses revenus. L’auteur ajoute que Google fait partie des marques les plus respectées parce que ses services sont gratuits et ergonomiques. Je mettrais un bémol personnellement pour cette dernière qualité. La navigation dans les applications Google est loin d’être aussi conviviale que l’utilisation d’un iPod ou d’un Mac.</p>
<p>7- Google maîtrise l’ambiguité fondamentale des entreprises technologiques qui doivent à la fois compétitionner et collaborer entre elles, contrainte qu’on résume par le concept de coopétition. Les rapports conflictuels de Google avec les média prennent leur source dans cette orientation. En aggrégeant leurs contenus, l’entreprise devient un carrefour qui les prive de milliers d’accès directs éventuels tout en leur apportant probablement autant de traffic qu’ils n’auraient pas eu.</p>
<p>8- Demeurez fidèles à vos origines en dépit des erreurs. Centrée sur quelques intuitions accordant toujours la primauté aux facteurs humains, au bénéfice des utilisateurs et des employés, Google n’a pas toujours été logique dans ses choix d’affaires. En pensant d’abord aux intérêts de ses utilisateurs, l’ambition de numériser tous les livres a amené l’entreprise à devoir négocier avec l’industrie du livre des conditions qui lui ont limé quelque peu les ailes.</p>
<p>9- Il n’y a pas de certitude. Aujourd’hui, c’est Google. Hier c’était AOL comme s’en souvient très bien Steve Case sur son compte Twitter. On peut d’ores et déjà affirmer que Microsoft a plus de passé que d’avenir. Cité par Auletta, Clayton Christensen, historien des affaires à Harvard et auteur d’un livre incontournable sur la question, <em>The Innovators Dilemma</em>, voit déjà le même phénomène poindre chez Google. Je dois dire qu’il a de bons yeux.</p>
<p>10- Chaque problème devient une opportunité pour Schmidt qui croit que la vie finit par tout arranger.</p>
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		<title>Deux mondes à part : le papier et l’écran</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:15:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Suzanne Lortie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour le commun des mortels, la disparition d’un journal du Colorado à l’aube de son 150ème anniversaire, c’est l’arbre qui tombe au milieu de la forêt. Racontée par John Temple, rédacteur en chef et éditeur du Rocky Mountain News, c’est l’histoire de décideurs brillants, de journalistes primés de Pulitzer, qui, paradoxalement, n’ont jamais lâché prise. Conférencier au Webcom 2009 à Montréal jeudi dernier, John Temple est venu raconter comment la tension entre le maintien d’un ancien modèle d’affaires et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour le commun des mortels, la disparition d’un journal du Colorado à l’aube de son 150ème anniversaire, c’est l’arbre qui tombe au milieu de la forêt.  Racontée par John Temple, rédacteur en chef et éditeur du Rocky Mountain News,  c’est l’histoire de décideurs brillants, de journalistes primés de Pulitzer, qui, paradoxalement, n’ont jamais lâché prise.</p>
<p>Conférencier au Webcom 2009 à  Montréal jeudi dernier, John Temple est venu raconter comment la tension entre le maintien d’un ancien modèle d’affaires et la nouvelle donne du Web a amené son entreprise vers la paralysie.  Si la crise économique a donné le coup final, toutes les composantes du RMN –sur papier, comme sur Internet &#8211; sont mortes de gel, ou d’asphyxie.</p>
<p>Temple en tire plusieurs leçons qu’il espère transférables ailleurs en rappelant qu’à travers la guerre que son journal et le Denver Post se sont livrés pendant des années, la crise aurait pu très bien tuer son compétiteur tout aussi bien. Malgré toute la notoriété, l’attachement à la marque, et la crédibilité de son journal, ce sont des décisions en amont de la crise qui ont fragilisé son entreprise.</p>
<p>En dépit de l’arrivée sur le Web de versions embryonnaires au départ, mais très actualisées dans les dernières années, le RMN n’a pas survécu. Selon Temple, toutes les composantes de l’entreprises ont été myopes : mauvaise identification de la concurrence, refus de constater que ce sont les consommateurs qui contrôlaient le marché, peur de la cannibalisation des revenus de la version papier par la version électronique, peur de l’intervention des lecteurs dans les contenus, refus d’utiliser les bons outils pour mesurer succès et erreurs.</p>
<p>Mais surtout, les dirigeants, les journalistes et les employés de soutien n’ont pas laissé la version web du journal se libérer de la culture de la version papier. Ainsi, ils ne se sont pas donné les moyens de recommencer ailleurs  ce qu’ils savaient le mieux faire : être trouvés, lus, et reconnus par des lecteurs&#8230; qu’ils n’ont peut-être jamais perdus.</p>
<p>Pour en savoir plus, voir l’<a title="Autopsie d'un grand journal" href="http://www.ledevoir.com/2009/10/24/273238.html" target="_blank">article</a> de Stéphane Bergeron dans Le Devoir.</p>
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		<title>« Web city », ville du libre</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 07:11:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Huot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Internet est une mine d'or à ciel ouvert… où des milliers de logiciels haut de gamme sont disponibles… gratuitement ou pour une fraction infime de ce qu’il en coûte pour des logiciels dits propriétaires. Encore faut-il ouvrir les yeux et regarder du bon côté! Qu'ont en commun effectivement Google, Yahoo et Amazon? Leur infrastructure – serveurs et systèmes d'exploitation –  repose sur des logiciels libres! Alors, pour vous aider à mieux comprendre comment ces outils pourraient être utiles à votre organisation, voici une introduction au sujet que l’on pourrait intituler Logiciels libres 101.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Internet est une mine d&#8217;or à ciel ouvert… où des milliers de logiciels haut de gamme sont disponibles… gratuitement ou pour une fraction infime de ce qu’il en coûte pour des logiciels dits propriétaires. Encore faut-il ouvrir les yeux et regarder du bon côté!</p>
<p>Qu&#8217;ont en commun effectivement Google, Yahoo et Amazon? Leur infrastructure – serveurs et systèmes d&#8217;exploitation –  repose sur des logiciels libres! Alors, pour vous aider à mieux comprendre comment ces outils pourraient être utiles à votre organisation, voici une introduction au sujet que l’on pourrait intituler Logiciels libres 101.</p>
<p>Logiciels libres!? L&#8217;expression intrigue ou suscite la crainte tant le concept de liberté est empreint d&#8217;une connotation politique (<em>Vive le Québec libre!</em>) alors que l&#8217;informatique nous apparaît a priori faire partie des connaissances techniques neutres sans couleur idéologique particulière. Et pourtant&#8230; il existe bien des logiciels libres. Il y en a même des milliers et ils couvrent tous les domaines et besoins pour lesquels les entreprises achètent des applications informatiques.</p>
<p>L’offre de logiciels libres couvre maintenant les suites bureautiques, les bases de données, les logiciels pour serveurs, les applications de graphisme, de conversion de fichiers, d&#8217;aide à la décision (business intelligence), de gestion de la relation client (ou CRM pour <em>Customer Relationship Management</em>), de gestion de contenu (ou CMS pour Content management system), de collaboration, etc.</p>
<p>Mais que sont donc ces logiciels libres? Grosso modo, ce sont des logiciels dont le code source (la recette) est public, accessible, modifiable. Le corollaire de ces grandes libertés, c&#8217;est que ces logiciels  peuvent être copiés et distribués à des millions d&#8217;exemplaires! On n&#8217;est donc pas étonné d&#8217;apprendre que le « système Google », qui compte semble-t-il (le chiffre reste secret) des centaines de milliers de serveurs, repose sur le système d&#8217;exploitation Linux dont Google aurait modifié la sauce pour satisfaire ses besoins particuliers. Ni que Yahoo, dont les données constitueraient la plus grande base de données au monde, repose sur PostgreSQL, une base de données gratuite!</p>
<p>Libertés de copier, de modifier, de distribuer&#8230; on le voit,  ce n&#8217;est pas tant le logiciel qui est libre que l&#8217;utilisateur. Quoi qu&#8217;il en soit, le terme « libre » indique que les utilisateurs des logiciels libres sont libérés des contraintes imposées aux utilisateurs des logiciels propriétaires, ceux qui ne sont pas libres et dont le code source est caché. Ces contraintes et restrictions, inscrites dans les licences des logiciels, sont bien connues: limitation du nombre d&#8217;installations, interdiction de copier et de distribuer, interdiction de mettre à jour le code source, etc.</p>
<p><strong>Comment ça marche?</strong></p>
<p>Ce qui est gratuit est souvent synonyme de traquenard, de fraude, de piège&#8230; Le logiciel libre n&#8217;échappe pas à ce sentiment de suspicion, car on se demande comment peuvent être gratuits des logiciels dont les équivalents propriétaires coûtent souvent des milliers ou des dizaines de milliers de dollars&#8230; La réponse est bien simple. Comme les journaux gratuits ou les chaînes de télévision accessibles sans aucun abonnement, les logiciels libres reposent sur un modèle économique particulier. Contrairement aux médias gratuits, ce n&#8217;est pas la publicité qui en assure le développement, mais les entreprises de services en logiciels libres. Pour ces ces entreprises, les activités de développement logiciel sont financées par le support, l&#8217;installation et les mises à jour qu’elles effectuent pour leurs clients.</p>
<p>Il en est ainsi parce que ces logiciels sont des produits qui ne sont jamais achevés et toujours susceptibles d&#8217;améliorations. On pourrait ajouter que les logiciels propriétaires subissent le même traitement à la différence que leurs concepteurs en profitent pour vendre de nouvelles versions comme s’il s’agissait d’un nouveau produit à chaque fois. Comme le code source est accessible à qui que ce soit dans le cas des logiciels libres, les entreprises de services qui les distribuent, peuvent aisément aller « jouer dans le moteur » pour adapter le logiciel aux besoins spécifiques d&#8217;un client ou carrément l’améliorer à son bénéfice et à celui de tous les autres qui adopteront la nouvelle version.</p>
<p>Ce système peut sembler un tantinet anarchique a priori, mais disons, pour « faire simple », qu&#8217;une  structure hiérarchique extrêmement bien organisée est à la tête de chaque logiciel pour évaluer et accepter les modifications aux logiciels.</p>
<p>Prenons l&#8217;exemple du système d&#8217;exploitation Linux et de l&#8217;action de la Fondation Linux, un consortium à but non lucratif qui préside au développement du noyau Linux. Au départ, Linux n&#8217;était  que le projet d&#8217;un seul homme, Linus Torvalds, un jeune étudiant finlandais qui, en sacré bidouilleur qu&#8217;il était, s&#8217;est lancé seul dans le développement d&#8217;un système d&#8217;exploitation inspiré du système Unix. Heureusement, il existe à l&#8217;époque (1991) des forums de discussion sur le réseau Usenet, une sorte d&#8217;ancêtre d&#8217;Internet. Constatant qu&#8217;il ne pourra achever seul le travail de titan qu&#8217;il a entrepris, Linus Torvalds lance un appel à l&#8217;aide sur ce réseau.</p>
<p>L&#8217;appel est entendu. En mars 1994, apparaît la version 1.0 du noyau Linux. Aujourd&#8217;hui, on en est à la version 2.6.31 et, surtout, Linux est principalement développé par quelque 1000 développeurs travaillant pour 200 grandes sociétés informatiques telles IBM, Intel, Red Hat, Novell, Oracle et Fijitsu. Les amateurs de statistiques apprécieront le fait qu’en moyenne, on enlève chaque jour 5546 lignes de code, mais qu&#8217;on en ajoute 10 923 nouvelles&#8230; À ces gros contributeurs s&#8217;ajoutent des indépendants, c&#8217;est-à-dire des « hackers » au sens noble du terme, soit des individus dont la passion et la compétence leur permettent d&#8217;apporter leur pierre à l&#8217;édifice.</p>
<p><strong>Distribution gratuite aux consommateurs!</strong></p>
<p>Parmi les noms des grands contributeurs, il y a Red Hat et Novell, qui sont les noms de deux « distributions Linux ». Distribution? Ce terme trouve son origine dans le fait que Linux n&#8217;est pas livré tout seul, mais vient avec toute une panoplie de logiciels et d&#8217;outils. Aussi, quand on « installe Linux », on se trouve en même temps à installer des dizaines de logiciels reliés à ces domaines : bureautique, graphisme, communication, Internet, son et vidéo, outils système, etc.</p>
<p>La beauté de la chose, si l&#8217;on peut dire, vient de ce que ces logiciels sont déjà configurés de telle sorte que, si l&#8217;installation est demandée en français, tous les logiciels de la distribution seront automatiquement installés en français en autant qu’une telle version existe évidemment. S&#8217;il n&#8217;y a pas de version française, ce sera la version anglaise du logiciel qui sera installée par défaut.</p>
<p>Au fil des ans, des dizaines de distributions, fruit du travail de groupes aux intérêts différents ou carrément concurrents, sont ainsi apparues. Cela peut sembler étrange a priori<em>,</em> mais ne l&#8217;est pas du tout quand on y regarde d&#8217;un peu plus près. Ces distributions sont compatibles entre elles et répondent à des besoins différents. Ainsi des distributions sont « montées » pour rouler sur de très vieux PC ou pour répondre à des besoins de sécurité extrêmes. D&#8217;autres sont élaborées pour des utilisateurs avancés alors que quelques unes, comme Ubuntu par exemple, sont volontairement conçues pour monsieur et madame tout le monde.</p>
<p>Si les distributions ont eu mauvaise presse dans le passé parce qu&#8217;il fallait bidouiller sous le capot, ce n&#8217;est plus le cas aujourd&#8217;hui. Au contraire, les distributions, du moins les grandes comme celles produites par Red Hat, Novell et Ubuntu, viennent toutes avec un système automatique de mise à jour des programmes et des pilotes. Ainsi, après une absence de quelques semaines par exemple, un utilisateur se verra souvent informé qu&#8217;il y a 100, 200 ou 300 mises à jour à effectuer; il lui suffit alors, par un ou deux clics de souris, d&#8217;accepter les mises à jour et&#8230; d&#8217;aller prendre un café en attendant que tout soit installé.</p>
<p>Il est même fort probable que toutes ces mises à jour ne nécessitent aucun redémarrage, car le système Linux est ainsi bâti qu&#8217;un redémarrage est nécessaire seulement quand le noyau est mis à jour.</p>
<p>Généralement disponibles dans des dizaines de langues, gratuits et donc installables sur de nombreux postes, adaptés pour de nombreuses plates-formes (Intel, Sparc, Itanuim, PPC, Mainframe, etc.) les logiciels libres ont le grand défaut&#8230; d&#8217;être encore trop peu connus! C&#8217;est pourquoi les gestionnaires devraient se poser une question: pourquoi mon fournisseur de services et de produits informatiques ne m&#8217;a-t-il jamais parlé de logiciels libres?</p>
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		<title>Économie sociale et web social : faits l’une pour l’autre</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 06:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie Fortin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[collectivité]]></category>
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		<description><![CDATA[Un secteur méconnu de l'économie est en train de connaître une ascension étonnante. Il s'agit de l'économie sociale. Bien que le web social aille comme un gant à l’économie sociale en vertu des valeurs d’ouverture, de transparence, de partage et de collaboration que véhiculent les médias et réseaux sociaux, leur rapprochement en est encore à ses premiers balbutiements, du moins au Québec. On peut supposer, sans crainte de nous tromper, que ces deux univers vont se mailler beaucoup plus étroitement d’ici peu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un secteur méconnu de l&#8217;économie est en train de connaître une ascension étonnante. Il s&#8217;agit de l&#8217;économie sociale. Bien que le web social aille comme un gant à l’économie sociale en vertu des valeurs d’ouverture, de transparence, de partage et de collaboration que véhiculent les médias et réseaux sociaux, leur rapprochement en est encore à ses premiers balbutiements, du moins au Québec. On peut supposer, sans crainte de nous tromper, que ces deux univers vont se mailler beaucoup plus étroitement d’ici peu.</p>
<p>A Montréal cette économie prospère et continuera très probablement de progresser. Fortement désillusionnés par les écueils de l’économie de marché qui nous a conduit à la crise actuelle, beaucoup de gens se sont tournés récemment vers l’économie sociale en voulant donner un sens à leur travail. Par ailleurs soucieux de préserver l&#8217;équilibre des finances publiques, le gouvernement se désengage graduellement de plusieurs secteurs qui lui étaient propres jusqu’ici. Il tend à laisser la place à l’économie sociale. C’est pourquoi il a soutenu justement le développement de cette économie en lançant le chantier de l&#8217;économie sociale qui finance de nombreux projets avec un fonds initial de plus de 50 millions de dollars, utilisé sous forme de prêts particulièrement avantageux.</p>
<p><strong>Intégrée au tissu économique</strong></p>
<p>Selon le dernier portrait statistique de l’<a title="Économie sociale de la région de Montréal" href="http://www.credemontreal.qc.ca/Publications/Developpement%20Economique/Portrait%20statistique%20economie%20sociale.pdf" target="_blank">économie sociale de la région de Montréal</a> (pdf), publié conjointement par la <a title="Chaire de recherche du Canada en économie sociale de l'UQAM" href="http://www.chaire.ecosoc.uqam.ca/" target="_blank">Chaire de recherche du Canada en économie sociale de l’UQAM</a> et par la <a title="Conférence Régionale des Élus de Montréal" href="http://www.credemontreal.qc.ca/cte-economie-sociale.htm" target="_blank">Conférence Régionale des Élus de Montréal</a> en octobre 2008, l&#8217;économie sociale regroupait plus de 60 000 emplois dans 3590 établissements qui brassaient 2 milliards de dollars, ce qui correspond à la moitié de l’ensemble de l’<a title="économie sociale québécoise" href="http://www.chantier.qc.ca/economie/statique/portraits_stat_list.html" target="_blank">économie sociale québécoise</a>, du moins en termes d’établissements et de chiffre d’affaires. Quand on constate par ailleurs que chez nos voisins du Sud, la Fondation Bill Gates vient d’annoncer  la création d’un <span style="text-decoration: underline;">f</span><a title="fonds d'investissement social" href="http://www.thirdsector.co.uk/News/DailyBulletin/943097/Bill---Melinda-Gates-Foundation-launches-social-investment-fund/853C77897E350B18F3627151E6F492B8/?DCMP=EMC-DailyBulletin" target="_blank">onds d’investissement social</a> similaire à notre Chantier, mais avec 400 millions de dollars à préter, on ne peut qu&#8217;être optimiste quant à l&#8217;avenir de cette économie. Que son essor provienne en partie des goussets de l’homme le plus riche du monde nous apparaît par surcroit un juste retour des choses.</p>
<p>Chacun transige régulièrement avec l&#8217;économie sociale sans forcément s&#8217;en rendre compte. Les YMCA, le mouvement Desjardins, le Café Campus, Taxi Coop et le cinéma Beaubien en font partie. Il n&#8217;existe potentiellement aucune limite aux champs d&#8217;activité que peuvent occuper les entreprises sociales. Elles se distinguent plutôt à leur principes et règles de fonctionnement :</p>
<ul>
<li>l’entreprise d’économie sociale a pour finalité de servir ses membres ou la collectivité plutôt que de simplement engendrer des profits et viser le rendement financier;</li>
</ul>
<ul>
<li>elle a une autonomie de gestion par rapport à l’État;</li>
</ul>
<ul>
<li>elle intègre dans ses statuts et ses façons de faire un processus de décision démocratique impliquant usagères et usagers, travailleuses et travailleurs;</li>
</ul>
<ul>
<li>elle défend la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition de ses surplus et revenus;</li>
</ul>
<ul>
<li>elle fonde ses activités sur les principes de la participation, de la prise en charge et de la responsabilité individuelle et collective.</li>
</ul>
<p>Ce qui est très intéressant avec les entreprises d’économie sociale, c&#8217;est qu&#8217;elles réalisent leur double mission en offrant des solutions créatives, innovatrices et adaptées aux besoins des individus et des collectivités. Et en temps de crise, cette innovation est réputée avoir une plus grande importance encore.</p>
<p><strong>Faits l’un pour l’autre</strong></p>
<p>C&#8217;est tout naturellement que les entreprises de l&#8217;économie sociale se tournent vers les outils 2.0 et vers le web social pour attirer de nouveaux membres, développer de nouveaux marchés et sensibiliser le monde à sa cause. Par exemple, le mois de Novembre a été décrété mois de l&#8217;économie sociale et solidaire en France. Cet évènement possède bien évidemment son <a title="mois de l'économie sociale" href="http://www.lemois-ess.org/accueil" target="_blank">site web</a> , mais aussi son groupe <a title="groupe Facebook" href="http://www.facebook.com/group.php?gid=34443404267&amp;ref=search&amp;sid=1204350420.2353338397..1" target="_blank">Facebook</a>.</p>
<p>Au Québec, les regroupements d’économie sociale ont aussi débarqué sur Facebook récemment. Le <a title="Chantier d'économie sociale" href="http://www.facebook.com/chantiereconomiesociale" target="_blank">Chantier Économie Sociale</a> et le portail <a title="Économie sociale Québec" href="http://www.facebook.com/economiesocialequebec" target="_blank">Économie Sociale Q uébec</a> y ont ouvert des comptes. Cette présence est toutefois encore modeste par rapport à l’importance du secteur dans l’économie québécoise. On n’a qu’à se référer à ce qui se passe aux États-Unis où les manifestations de l’économie sociale abondent sur le web social. Elles y occupent sans nul doute une place plus importante que leur poids correspondant dans le monde réel. Bien que le mouvement coopératif soit moins important aux État-Unis qu’au Québec, on y remarque par contre un très fort dynamisme en provenance des organisations philanthropiques et une poussée de l’économie sociale grâce à la jonction avec le développement durable et les associations environnementales.</p>
<p>Le web social a effectivement tout pour séduire les acteurs de l&#8217;économie sociale qui disposent de relativement peu de moyens et ne peuvent pas par conséquent s&#8217;offrir de couteuses campagnes télévisées. Souvent ces entreprises sociales n&#8217;ont qu&#8217;un faible capital de départ, mais elles bénéficient de bénévoles prêts à s&#8217;impliquer et à diffuser leur cause sur les réseaux sociaux. Ces entreprises sont les plus susceptibles de trouver des gestionnaires de communautés motivés, disponibles et passionnés. C&#8217;est tout naturellement qu&#8217;elles peuvent prendre d&#8217;assaut les médias sociaux et tirer profit des Facebook et Twitter de ce monde.</p>
<p><strong>En guise d’amorce</strong></p>
<p>On l&#8217;oublie trop souvent, mais la première étape, le passage obligé de toute stratégie de présence sur les médias sociaux, est constituée par une phase d&#8217;écoute. Ce n&#8217;est que dans un deuxième temps qu&#8217;intervient la participation. Celle-ci peut se faire via de nombreux outils, et en plusieurs étapes également. Au cours des prochains articles, de plus amples stratégies seront étudiées et des cas d&#8217;études seront présentés afin de montrer comment les entreprises de l&#8217;économie sociale et les OSBL parviennent à tirer leur épingle du jeu sur les médias sociaux.</p>
<p>Précisons encore que les réseaux sociaux, s&#8217;ils peuvent parfois être utilisés pour lever des fonds, ne sont pas l&#8217;outil le plus efficace, loin de là. pour ce faire. Celà fera l&#8217;objet d&#8217;un autre article plus détaillé. Notons seulement ceci pour l’instant : si l&#8217;application « Causes » de Facebook a permis de récolter plusieurs centaines de milliers de dollars, il reste que les chiffres sont assez faibles lorsque comparés à l&#8217;ensemble des causes présentes et au bassin de 350 millions d&#8217;habitants de Facebook.La beauté de l&#8217;application réside essentiellement dans la création du <em>buzz</em>, dans la promotion de l&#8217;organisme et de son action, dans le but, plus tard, de lever des fonds de manière plus traditionnelle, avec des résultats décuplés.</p>
<p>Il en va de même pour les autres réseaux sociaux. Ainsi le dernier chouchou du web, Twitter, parvient lui aussi à créer des opérations de levée de fonds, bien que là non plus, ce ne soit pas la raison première pour les entreprises sociales d&#8217;y maintenir une présence. Mentionnons le<a title="Twestival de Montréal" href="http://montreal.twestival.com" target="_blank"> Twestival de Montréal</a>, (une rencontre physique de personnes ayant un compte twitter et partageant le goût et l&#8217;ambition de donner et de s&#8217;impliquer pour une bonne cause). Au mois de septembre dernier, en dépit de son succés de participation et de communication, ce Twestival n&#8217;a récolté que 2000$ pour l&#8217;organisme <a title="À deux mains" href="http://headandhands.ca/index_fr.php" target="_blank">À deux mains</a>.</p>
<p><strong>Conclusion : une question de confiance</strong></p>
<p>Finalement, utiliser le web social, au Québec, en France, ou n&#8217;importe où dans le monde permet d&#8217;abord et avant tout de défendre une cause en particulier, d&#8217;échanger, de partager, de s&#8217;impliquer et de relayer notre engagement à notre entourage physique. L&#8217;effet boule de neige du web social est bien réél pour les entreprises sociales. Elles ne doivent cependant pas oublier que la monnaie-étalon sur le web social n&#8217;est pas le dollar, mais bien la confiance. Établir cette confiance au fil d&#8217;une discussion transparente est le gage d&#8217;une politique de collecte de fonds plus efficace sur le long terme. Le long terme est une notion que notre monde moderne tend à sous-estimer. Comme les intervenants en économie sociale privilégient davantage le durable que le profit immédiat, ils ne peuvent que s’en réjouir.</p>
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